La NASA a officialisé le 18 septembre une extension de son partenariat avec SpaceX, garantissant la continuité des rotations d'astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS) jusqu'à sa mise hors service prévue en 2030. Cet avenant financier de 946 millions de dollars souligne la position dominante de l'entreprise d'Elon Musk, devenue le fournisseur exclusif et indispensable de l'agence spatiale américaine pour le transport habité.
Un investissement massif pour sécuriser l'orbite basse
Le nouveau contrat porte l'engagement financier global de la NASA envers SpaceX à 5,92 milliards de dollars. Cet investissement couvre trois missions supplémentaires, identifiées comme Crew-15, Crew-16 et Crew-17, dont le déploiement est programmé pour 2027 et 2028. Au-delà du simple transport, le service inclut la gestion des opérations au sol, le lancement, le séjour orbital et le rôle crucial de capsule de sauvetage pour l'équipage en cas d'urgence à bord de la station.
L'impasse du programme Starliner de Boeing
Initialement, la stratégie de la NASA reposait sur une concurrence entre deux prestataires privés pour éviter toute dépendance technologique. Cependant, les difficultés persistantes du Starliner de Boeing ont fragilisé ce modèle. Malgré un vol d'essai habité en 2024, les risques techniques identifiés ont contraint l'agence à rapatrier la capsule à vide, laissant planer un doute sérieux sur la capacité de l'industriel à assurer des rotations régulières. Un rapport d'inspection de juillet 2026 a confirmé l'absence de garanties opérationnelles pour ce programme, bien que des discussions informelles se poursuivent entre Boeing et la NASA.
Vers la fin de vie de l'ISS
La prolongation de ce contrat s'inscrit dans la perspective du désorbitage de l'ISS, prévu pour 2030 après trois décennies d'exploitation. SpaceX, qui assure déjà l'ensemble des rotations régulières depuis 2020, a également été désigné par l'agence pour piloter l'opération finale de retrait de la station. Ces missions additionnelles marquent ainsi une étape charnière, agissant comme les derniers piliers logistiques avant la fin de cette infrastructure spatiale internationale.