La NASA a officiellement confirmé la poursuite du programme Starliner, malgré les défaillances techniques ayant marqué la mission habitée de 2024. Le constructeur Boeing bénéficie d'un nouveau financement de 359 millions de dollars pour sécuriser ses capsules et préparer une série de vols habités à l'horizon 2028.
Identification et résolution des défaillances techniques
Après une analyse approfondie des incidents survenus lors du premier vol habité, les équipes de la NASA et de Boeing ont identifié les causes racines des pannes. Les fuites d'hélium ont été attribuées à une dégradation des joints de vannes causée par le peroxyde d'azote, tandis que la corrosion des propulseurs résultait d'une réaction chimique entre des résidus d'hydrazine et le dioxyde de carbone. Boeing prévoit désormais de purger ces résidus et d'isoler les systèmes de propulsion pour prévenir toute récidive, des modifications qui seront testées lors d'une mission non habitée prévue entre décembre 2026 et janvier 2027.
Un calendrier de vols habités confirmé
La feuille de route établie par l'agence spatiale américaine prévoit une montée en puissance progressive. Après la mission de démonstration sans équipage, le programme Starliner-2 marquera le retour des astronautes à bord de la capsule, avec Woody Hoburg aux commandes, à la mi-2028. Deux autres missions habitées viendront compléter ce cycle. Ce déploiement est crucial pour la NASA, qui cherche à garantir la desserte de la Station spatiale internationale (ISS) et des futures infrastructures privées, tout en évitant les coûts prohibitifs liés au lancement d'un nouvel appel d'offres concurrentiel.
Stratégie industrielle et dépendance technologique
Le soutien financier de 359 millions de dollars accordé à Boeing ne se limite pas à la remise en état de Starliner. Une partie de cette enveloppe est destinée à la certification de la fusée Vulcan, développée par United Launch Alliance (ULA), afin de remplacer le lanceur Atlas V, dont le retrait est programmé. Ce choix stratégique s'explique par l'évolution des priorités de SpaceX, qui tend à délaisser ses plateformes actuelles au profit du système Starship. Pour la NASA, maintenir Boeing dans la course est une nécessité opérationnelle pour assurer une redondance dans l'accès à l'espace, alors que le constructeur a déjà investi près de 2 milliards de dollars dans ce programme complexe.