La Narcotics Control Commission (NACOC) du Ghana se retrouve au cœur d'une controverse politique après des allégations de complicité dans le trafic international de stupéfiants. Alexander Twum-Barimah, directeur général adjoint de l'institution, a formellement démenti ces accusations, réaffirmant l'engagement de ses services à préserver l'intégrité des contrôles aux frontières du pays.
Démenti sur la gestion des saisies aéroportuaires
La polémique a été alimentée par le député John Ntim Fordjour, membre de la commission de la Défense et de l'Intérieur au Parlement, qui a mis en doute la rigueur des procédures de la NACOC. En réponse, Alexander Twum-Barimah a contesté la véracité des faits rapportés par le parlementaire, notamment concernant l'inspection d'un aéronef en mars 2025. Selon le responsable, les examens menés conjointement avec d'autres agences de sécurité à l'aéroport n'ont révélé aucune présence de produits illicites, qualifiant les accusations ultérieures de « fausses informations ».
Clarification sur le dossier des 73 colis de cocaïne
Un point de tension majeur concerne la saisie de 73 colis de cocaïne, dont le député affirmait qu'ils avaient quitté le territoire ghanéen pour les Pays-Bas. Le directeur général adjoint de la NACOC a formellement rectifié cette version, assurant que les stupéfiants ont été interceptés directement sur le sol ghanéen. Cette précision vise à contrecarrer le récit d'une faille sécuritaire majeure qui aurait permis l'exportation de la drogue vers l'Europe.
Procédures judiciaires en cours et intégrité institutionnelle
Face aux attaques personnelles dont il fait l'objet, Alexander Twum-Barimah a appelé à une plus grande responsabilité dans le discours public sur les questions de sécurité nationale. Il a souligné que les individus identifiés dans le cadre des enquêtes en cours font actuellement l'objet de poursuites judiciaires et d'investigations rigoureuses. Pour la direction de la NACOC, l'existence d'un dossier de trafic ne saurait justifier la mise en cause systématique des agents de l'État sans preuves tangibles. L'institution assure maintenir une collaboration étroite avec les autres agences de sécurité pour mener ces affaires à leur terme et protéger la réputation du système de contrôle des stupéfiants du pays.