La montée en puissance des fraudes par manipulation bancaire fragilise la sécurité des paiements en 2025

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
La montée en puissance des fraudes par manipulation bancaire fragilise la sécurité des paiements en 2025

La sécurité des transactions financières fait face à une mutation préoccupante en 2025, marquée par une explosion des escroqueries par manipulation. Malgré une baisse globale du nombre de transactions frauduleuses, les montants dérobés via ces techniques d'ingénierie sociale ont progressé de 34 % sur un an, totalisant 516 millions d'euros.

L'essor des techniques de manipulation

Les fraudes par manipulation, où les victimes sont incitées à valider elles-mêmes des opérations frauduleuses sous l'impulsion de faux conseillers bancaires, représentent désormais plus de 40 % de l'ensemble des fraudes aux moyens de paiement, contre 32,1 % en 2024. Selon l'Observatoire de la sécurité des moyens de paiement (OSMP), aucune catégorie de population n'est épargnée par ce phénomène, qui touche indifféremment les jeunes, les seniors et les cadres supérieurs.

L'impact des fuites de données

La recrudescence de ces escroqueries est directement corrélée à la multiplication des fuites de données personnelles. Ces informations permettent aux fraudeurs de personnaliser leurs messages d'hameçonnage, rendant les tentatives d'usurpation d'identité beaucoup plus crédibles pour les victimes. L'intégration de données réelles, comme un numéro de sécurité sociale dans un message frauduleux, renforce l'efficacité des campagnes d'escroquerie à grande échelle.

Appel à une mobilisation sectorielle

Face à cette menace, la Fédération française bancaire (FBF) exhorte les acteurs des télécoms et du numérique à intensifier leur coopération. Les banques réclament des mesures concrètes : un retrait accéléré des contenus malveillants, un filtrage plus rigoureux des appels et messages usurpés, ainsi qu'un contrôle renforcé des annonceurs sur les plateformes numériques.

Évolution des usages et des risques

Parallèlement à cette hausse des fraudes, le paysage des paiements continue de se transformer. Si le taux de fraude sur carte bancaire atteint un plus bas historique à 0,047 %, le paiement mobile et le virement instantané, ce dernier affichant une croissance de 78 % sur un an, gagnent du terrain. À l'inverse, l'usage du chèque poursuit son déclin structurel, ne représentant plus que 1,9 % des paiements scripturaux, avec une chute de 46 % de son volume de transactions depuis 2020.

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