Le drame survenu dans la commune de Djidja, où un instituteur et son fils ont perdu la vie en tentant de franchir un pont submergé, met en lumière les risques accrus liés aux intempéries. Cette tragédie, survenue lors du retour de l'école, souligne les défis persistants en matière de sécurité des infrastructures routières face aux crues saisonnières.
Une traversée fatale en période de fortes pluies
Le lundi 28 septembre, Wilfried Houngbadji, enseignant à l'École primaire publique Agonhohoun, circulait à moto en compagnie de son fils, élève en classe de CM1. Alors qu'ils tentaient de traverser un pont rendu impraticable par la montée des eaux consécutive à de fortes précipitations, le duo a été emporté par le courant. La découverte de leur deux-roues dans le cours d'eau avait rapidement alerté les autorités sur la gravité de la situation.
Mobilisation des secours et fin des recherches
Dès le signalement de leur disparition, un dispositif de recherche a été déployé, associant les sapeurs-pompiers, les forces de sécurité et les populations locales. Ces opérations, menées dans des conditions rendues difficiles par l'état des infrastructures, ont abouti ce mardi 29 septembre au repêchage des corps des deux victimes. La confirmation a été apportée par Dah Atômin Houmbadji, chef de la collectivité Houmbadji et premier adjoint au maire d'Abomey.
Les enjeux de la résilience des infrastructures locales
Si cet événement tragique relève d'un accident isolé, il interroge la résilience des voies de communication secondaires dans les zones rurales face aux aléas climatiques. La submersion fréquente de petits ouvrages de franchissement lors de la saison des pluies constitue un risque majeur pour les usagers, notamment pour les membres de la communauté éducative contraints de se déplacer quotidiennement. La sécurisation de ces points de passage demeure un enjeu de sécurité publique essentiel pour limiter les risques d'accidents mortels lors des épisodes de fortes crues.