La ville de Beni, située dans la province du Nord-Kivu, poursuit la modernisation de son réseau routier avec l'achèvement de 500 mètres d'asphalte sur la rue Ziaka. Ce projet, qui s'inscrit dans un plan global de réhabilitation urbaine, marque une avancée significative pour la mobilité locale et le désenclavement des quartiers.
Une montée en puissance grâce à la production locale
Le rythme des travaux a été considérablement soutenu par l'installation d'une centrale d'enrobé dans le quartier Paida. Cette infrastructure permet désormais de produire le béton bitumineux directement sur place, réduisant ainsi les délais logistiques. Selon l'Office des voiries et drainage (OVD), cette capacité de production locale constitue le moteur principal de l'accélération du chantier, permettant une exécution plus rapide que lors des précédentes phases de travaux.
Un programme de réhabilitation ambitieux
Au-delà de la rue Ziaka, le plan de modernisation prévoit plusieurs interventions stratégiques. Après la finalisation des travaux sur la rue Jumulani, les équipes se concentrent désormais sur d'autres axes vitaux, notamment la construction de caniveaux sur la rue Sivirwa et la réhabilitation de la rue de la Prison des femmes. Ce dernier tronçon est particulièrement attendu, car il assure une liaison essentielle entre l'hôtel de ville et la route de Mangina, facilitant ainsi les flux de circulation dans le quartier Kanzuli.
Contrôle technique et expertise régionale
La durabilité des infrastructures est placée au cœur du dispositif, avec un suivi rigoureux assuré par le Bureau technique de contrôle (BTC). Les experts procèdent à des tests systématiques sur l'épaisseur des couches et la qualité des mélanges bitumineux. Pour la Société des Services Vihumbira (SSV), l'entreprise en charge de l'exécution, ces chantiers illustrent une montée en compétence de l'expertise locale, soutenue par les autorités provinciales et la confiance des populations du Grand Nord-Kivu.
Un enjeu de préservation pour les usagers
La transformation de la voirie est accueillie favorablement par les acteurs économiques locaux, notamment les associations de motards qui voient en ces routes asphaltées une amélioration directe de leurs conditions de travail. Toutefois, la pérennité de ces investissements reste un point de vigilance. Les usagers appellent désormais à une mobilisation collective pour protéger ces nouvelles infrastructures contre les actes de vandalisme, soulignant l'importance de l'appropriation citoyenne dans la gestion du patrimoine public.