La plaine rizicole de Boulbi, située près de Ouagadougou, a servi de cadre, ce 27 octobre 2026, à une démonstration technique de récolte mécanisée du riz hybride. Portée par la mission agricole chinoise présente au Burkina Faso, cette initiative marque une étape dans la volonté de moderniser les pratiques locales et d'accroître les rendements céréaliers nationaux.
Modernisation des outils de production
Depuis 2025, la mission technique chinoise accompagne les exploitants de la plaine de Boulbi en fournissant des intrants et en introduisant des variétés de riz hybrides. La démonstration récente a permis aux producteurs locaux de prendre en main des machines de récolte, une innovation destinée à réduire la pénibilité du travail manuel. Pour les coopératives présentes sur le site, cette mécanisation représente un levier concret pour optimiser le temps de récolte et améliorer l'efficacité opérationnelle sur les parcelles.
Vers une adoption des variétés hybrides
Au-delà de l'équipement, l'enjeu réside dans la transition vers des semences hybrides, présentées par les experts chinois comme étant plus productives et adaptées aux exigences sanitaires. Hu Yuzhou, chef de la mission, souligne que cette stratégie vise à vulgariser des techniques agricoles durables. Les producteurs, tout en saluant l'accompagnement technique, expriment le souhait d'étendre ces pratiques à l'ensemble des 15 hectares que compte le site de Boulbi, dont deux hectares sont actuellement exploités sous la supervision directe de la mission chinoise.
L'ambition de l'autosuffisance alimentaire
L'objectif affiché par cette collaboration est de contribuer à la sécurité alimentaire du pays par une montée en puissance de la production rizicole. En délaissant progressivement les méthodes traditionnelles au profit de la mécanisation et de variétés sélectionnées, les acteurs de la filière espèrent stabiliser les récoltes. Si cette démonstration constitue un test à petite échelle, elle illustre la volonté des autorités et des partenaires techniques de transformer les méthodes de culture pour répondre aux besoins croissants du marché intérieur burkinabè.