La ville de Zouérate a accueilli les festivités marquant la Journée internationale de la langue soninké, célébrée chaque 25 septembre. Cet événement a permis aux autorités administratives et aux représentants locaux de souligner l'importance de la préservation du patrimoine linguistique dans le cadre de l'unité nationale mauritanienne.
Une reconnaissance constitutionnelle et institutionnelle
Lors de la cérémonie officielle, le wali du Tiris Zemmour, Idrissa Demba Coréra, a rappelé que le soninké occupe une place centrale parmi les langues nationales reconnues par la Constitution mauritanienne. Cette reconnaissance s'inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des idiomes locaux, soutenue par des initiatives concrètes telles que la création de l'Institut national d'enseignement des langues nationales. L'intégration de ces langues au sein de l'École républicaine est présentée par les autorités comme un levier essentiel pour pérenniser la transmission du savoir et de l'héritage culturel aux générations futures.
Le Tiris Zemmour, carrefour de la cohésion sociale
Au-delà de l'aspect linguistique, la célébration a mis en exergue le rôle du Tiris Zemmour comme modèle de coexistence pacifique. Le wali a insisté sur l'harmonie qui prévaut entre les différentes composantes de la société mauritanienne au sein de cette wilaya. Pour les autorités, la promotion de la langue soninké ne constitue pas seulement un acte de préservation culturelle, mais un outil de renforcement de la fraternité et de la compréhension mutuelle entre les citoyens, consolidant ainsi le tissu social national.
Mobilisation citoyenne et enjeux de transmission
La commémoration a été marquée par une marche citoyenne dans les artères principales de Zouérate, réunissant les membres de la communauté soninké et les élus locaux, dont le vice-président du Conseil régional, Brahim Ould Weissat. Cette mobilisation témoigne de l'attachement des populations à leur héritage. L'enjeu, désormais, réside dans la documentation rigoureuse de ce patrimoine et dans la capacité des institutions à maintenir une dynamique d'apprentissage durable, garantissant que la diversité linguistique demeure un socle de la citoyenneté mauritanienne.