La commune rurale de Kakoni, située dans la préfecture de Gaoual, se retrouve au cœur d'une controverse locale concernant le sort de son ambulance. Face aux inquiétudes des citoyens sur une supposée disparition du véhicule, le maire Elhadj Sadjouma Cissé a clarifié la situation en annonçant un projet de cession du matériel au profit du secteur éducatif.
Un véhicule inadapté au terrain local
Le maire de Kakoni rejette catégoriquement les accusations de disparition, précisant que l'ambulance, offerte par un ressortissant, est immobilisée depuis au moins deux ans. Selon l'édile, le véhicule ne correspond pas aux exigences topographiques de la zone, caractérisée par un terrain accidenté qui a rendu l'engin inapte à sa fonction initiale. L'ambulance, trouvée sur cales lors de l'entrée en fonction de l'actuelle équipe municipale, est devenue un poids mort pour les services de santé locaux.
Réaffectation des fonds vers le secteur éducatif
La municipalité a décidé de transformer cet actif inutilisé en levier financier pour répondre à une urgence sociale : la rentrée scolaire. Le projet de vente, qui doit encore être formellement validé par le conseil communal, vise à générer des fonds pour réhabiliter des bâtiments scolaires abandonnés et réparer des équipements dégradés, tels que des tables-bancs, des portes et des fenêtres. Cette décision répond à une pression démographique croissante, avec l'arrivée de 216 nouveaux élèves au collège pour l'année en cours.
La conformité administrative au cœur du débat
Elhadj Sadjouma Cissé insiste sur la légalité de la démarche, affirmant s'appuyer sur les dispositions du Code des collectivités locales. Fort de son expérience d'administrateur territorial, il assure que le processus sera encadré par une commission dédiée pour garantir la transparence de la transaction. Cette initiative souligne les difficultés budgétaires structurelles de la commune de Kakoni, qui, faute de moyens suffisants, multiplie les appels à la solidarité de ses ressortissants pour soutenir le développement des services publics locaux.