La municipalité de Cotonou s'apprête à engager, dès le lundi 21 septembre 2026, une phase opérationnelle de libération des espaces publics. Cette intervention vise spécifiquement les garages et les véhicules abandonnés qui entravent la circulation et occupent indûment les emprises réservées aux usagers.
Un processus de régularisation arrivé à son terme
L'opération fait suite à une série de mesures annoncées dès le 13 avril 2026 par le communiqué municipal n°13. La mairie souligne avoir privilégié une approche progressive, incluant des phases d'information, de sensibilisation et de dialogue avec les acteurs concernés. Un délai initial de 90 jours, arrivant à échéance le 13 juillet 2026, avait été accordé aux occupants pour se mettre en conformité. Les services municipaux, appuyés par les chefs d'arrondissement et de quartier, ont maintenu des opportunités de régularisation au-delà de cette date avant de décider du passage à l'exécution forcée.
Une distinction entre remise en ordre et déguerpissement
Face aux inquiétudes que pourrait susciter une telle mesure, l'exécutif municipal, représenté par la première adjointe au maire Arlette Saïzonou, récuse le terme de « déguerpissement ». La municipalité présente cette initiative comme une action de salubrité et de remise en ordre urbaine. L'objectif affiché est de garantir le respect des règles de protection du domaine public sans pour autant viser l'exclusion des acteurs économiques, tout en imposant le respect des normes d'occupation.
Sécuriser la mobilité urbaine à Cotonou
La justification principale de cette intervention réside dans la nécessité de préserver la fluidité et la sécurité des déplacements. La mairie insiste sur l'importance de maintenir les rues et trottoirs accessibles à l'ensemble des usagers, notamment les piétons, les élèves et les personnes à mobilité réduite. Cette décision s'inscrit dans une volonté plus large de la municipalité de reprendre le contrôle sur l'occupation irrégulière de l'espace urbain, après des interventions antérieures, comme celle menée en mai 2026 à Hlazounto pour sécuriser les abords d'un établissement scolaire.