La famille judiciaire béninoise s'est réunie le 28 août 2026 à la Cour suprême pour saluer la carrière et l'intégrité d'Arsène Hubert Dadjo. Cette cérémonie institutionnelle a mis en lumière le rôle déterminant de ce magistrat au sein de la haute juridiction, soulignant son engagement constant au service de l'État.
Un parcours dédié à la haute magistrature
Arsène Hubert Dadjo a marqué l'appareil judiciaire béninois par une progression constante au sein de la hiérarchie. Nommé au grade hors hiérarchie par le décret n°2019-553 en décembre 2019, il a accédé aux fonctions d'avocat général près la Cour suprême en septembre 2020, sur décision du Conseil des ministres. Jusqu'à la fin de sa carrière, il a activement contribué aux travaux de la haute juridiction, comme en témoignent ses conclusions et sa participation régulière aux audiences, notamment en 2023.
Une reconnaissance unanime des acteurs du droit
La cérémonie, organisée à l'espace Alexandre Durand, a rassemblé les plus hautes autorités du pays. Le président de l'Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a salué en lui un « grand serviteur de l'État », louant son dévouement au service public. À ses côtés, le garde des Sceaux Yvon Détchénou, le procureur général Saturnin Afaton, le bâtonnier Zachari Baba Body et le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, ont témoigné de la rigueur et du sens du devoir qui caractérisaient le magistrat disparu le 30 juin 2026 à l'âge de 67 ans.
L'héritage d'une figure de la discrétion professionnelle
Au-delà de ses fonctions officielles, les témoignages recueillis lors de cet hommage ont souligné les qualités humaines d'Arsène Hubert Dadjo. Ses pairs ont mis en avant son attachement profond à la discrétion professionnelle et au devoir de réserve, des piliers de son exercice quotidien de la justice. Joseph Djogbénou a également tenu à adresser un message personnel à la famille du défunt, qualifiant le magistrat de « forteresse » et de « racines » pour ses enfants, illustrant ainsi l'équilibre qu'il avait su maintenir entre ses responsabilités institutionnelles et sa vie privée.