La région de Kaolack, au Sénégal, enregistre 42 nouveaux cas de lèpre en 2024, un chiffre qui alerte les autorités sur la persistance de cette maladie dans le pays. Face à cette situation, Souleymane Dia, directeur de la Promotion et de la Protection des groupes vulnérables, insiste sur l’urgence de renforcer les actions de prévention et d’accompagnement social pour les communautés touchées.
Kaolack parmi les régions les plus exposées au Sénégal
Avec environ 285 cas de lèpre recensés chaque année dans le pays, Kaolack se classe parmi les quatre régions les plus affectées. Les acteurs locaux soulignent la nécessité de prioriser le dépistage précoce et de renforcer l’accompagnement social des personnes concernées. Cette approche s’inscrit dans le cadre du Programme de résilience des communautés affectées par la lèpre (PRCAL), doté d’un budget de 7,216 milliards de francs CFA et couvrant les neuf anciens villages de reclassement social du pays.
Un programme ambitieux pour l’inclusion et l’autonomie
Le PRCAL vise à favoriser le développement inclusif des communautés touchées, notamment à travers une réforme mettant fin à l’ancien cadre légal de reclassement social. Cette évolution renforce le rôle des travailleurs sociaux et des collectivités territoriales dans l’inclusion des personnes affectées. À Koutal Malick Ndiaye, dans la commune de Ndiaffate, les difficultés liées à l’accès au foncier constituent un frein majeur : près de 1 500 personnes ne disposent que de neuf hectares, limitant leurs possibilités de créer des activités génératrices de revenus.
Appel à l’attribution de terres pour briser le cycle de la précarité
Souleymane Dia a plaidé pour l’attribution de nouvelles terres afin de permettre la mise en place d’une ferme communautaire et le développement d’activités économiques locales. Au-delà de la prise en charge médicale, les autorités misent sur des dispositifs renforcés pour permettre aux communautés affectées de retrouver une autonomie durable et de s’insérer pleinement dans la société.