Le tribunal a rendu son verdict dans une affaire complexe opposant plusieurs figures influentes de la plateforme TikTok, marquées par des plaintes croisées pour des comportements délictueux en ligne. Cette décision judiciaire souligne la volonté des autorités de réguler les espaces numériques face à la multiplication des injures, menaces et violations de la vie privée.
Des condamnations fermes pour des infractions numériques
Le tribunal a prononcé des peines d'emprisonnement ferme à l'encontre de plusieurs prévenues, bien que celles-ci soient inférieures aux réquisitions initiales du parquet. Rox a été condamnée à six mois de prison ferme, assortis d'une amende de 100 000 FCFA et du versement de 2 millions de FCFA de dommages et intérêts à la partie civile, Adji Mass. De son côté, Khadidiatou Kébé, connue sous le nom de Jessica, écope de trois mois de prison ferme, tandis que Ramz Yago a été condamnée à un mois ferme. Toutes trois devront également s'acquitter d'une amende de 100 000 FCFA.
Un enchevêtrement de plaintes croisées
L'affaire trouve son origine dans une série de procédures judiciaires initiées par les protagonistes elles-mêmes auprès de la Division spéciale de cybersécurité. Le dossier a agrégé des plaintes mutuelles impliquant notamment Rox, Jessica, Narou Karma, Ramz Yago et Anita. Ces procédures successives illustrent une escalade des conflits personnels portés sur la place publique numérique, transformant des différends privés en une affaire judiciaire d'envergure.
Les qualifications pénales retenues
Les poursuites ayant mené à ces condamnations reposent sur un faisceau d'infractions graves liées à l'usage des réseaux sociaux. Le tribunal a retenu des chefs d'accusation tels que les injures publiques, les menaces de mort, l'atteinte à la vie privée et la divulgation de données personnelles. S'y ajoutent des accusations de diffusion d'images contraires aux bonnes mœurs et d'association de malfaiteurs. Ce verdict marque une étape significative dans la judiciarisation des contenus produits par les créateurs de contenu, rappelant que l'espace numérique n'est pas une zone de non-droit.