La procédure judiciaire visant Alassane Diallo, ancien directeur de l'Administration générale et de l'Équipement (DAGE) du ministère des Mines et de la Géologie, a pris fin. La Chambre d'accusation a confirmé le non-lieu en sa faveur, clôturant ainsi les poursuites liées à la gestion des fonds de la Force Covid-19.
Une décision judiciaire devenue irrévocable
Le 3 septembre dernier, la Chambre d'accusation a validé l'ordonnance de non-lieu rendue initialement par le juge d'instruction du 3e cabinet le 23 juin 2026. Cette décision est désormais définitive, le Parquet général n'ayant pas formé de pourvoi dans les délais impartis. L'ancien DAGE, qui était soupçonné d'irrégularités dans le cadre de la construction du Centre de Gravimétrie de Kédougou, est ainsi totalement mis hors de cause par la justice sénégalaise.
La coopération de l'ancien DAGE avec la justice
Contrairement aux rumeurs faisant état d'une fuite à l'étranger pour échapper aux poursuites, Alassane Diallo a fait valoir sa pleine coopération avec les autorités. Bien qu'il ait séjourné hors du territoire national pour des raisons de formation professionnelle, il est rentré au Sénégal dès la publication du rapport sur la gestion des fonds. Il a par la suite répondu aux convocations de la Division des investigations criminelles (DIC) en février, puis à celles du magistrat instructeur en août 2025, se tenant à la disposition des enquêteurs tout au long de la procédure.
Le dossier de l'ancienne ministre Aïssatou Sophie Gladima
Si la situation d'Alassane Diallo est désormais clarifiée, le volet concernant l'ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima, demeure en suspens. Impliquée dans la même affaire, sa situation juridique relève de la compétence de la Haute Cour de justice. La question de la suite des procédures à son encontre reste un point d'attention majeur, alors que le paysage politique sénégalais observe l'évolution de ce dossier emblématique de la gestion des fonds publics durant la crise sanitaire.