La justice nigérienne tranche en faveur du fondateur de la Société nigérienne de sécurité

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
La justice nigérienne tranche en faveur du fondateur de la Société nigérienne de sécurité

La justice nigérienne a rendu, le 25 septembre 2026, une décision mettant fin à un long conflit de gouvernance au sein de la Société nigérienne de sécurité (SNS). Ce verdict confirme la légitimité de son fondateur, Yacine Hassane Diallo, face aux manœuvres de ses associés visant à l'écarter de la direction de l'entreprise.

Un bras de fer entre actionnaires

Fondée en 2008 par Yacine Diallo après son retour de France, la SNS a été le théâtre d'une crise profonde opposant ses trois principaux actionnaires : M. Diallo (34 %), Mariama Oumarou (33 %) et l'ancien ministre de la Défense, Indattou Alkassoum (33 %). Le conflit a éclaté au grand jour lors de l'assemblée générale du 26 mars 2026, où une tentative de changement de gérance a été orchestrée par les deux autres associés. Yacine Diallo a contesté la régularité de cette procédure, dénonçant un procès-verbal irrégulier et une tentative d'éviction injustifiée.

Le poids des difficultés financières

Au cœur de ces tensions se trouve une situation financière critique pour la société. L'entreprise fait face à des dettes importantes, notamment auprès de Coris Bank International, de la BSIC Niger et de la Banque islamique du Niger. Les associés minoritaires ont imputé ces engagements à une mauvaise gestion de M. Diallo, tandis que ce dernier a souligné le blocage de ses accès aux comptes bancaires, entravant le paiement des salaires et provoquant une perte estimée à 90 % du portefeuille clients. Le litige était également alimenté par des désaccords sur le versement des dividendes, réclamés par M. Alkassoum depuis 2020.

La restauration de la gouvernance

La décision judiciaire du 25 septembre 2026 marque un tournant décisif pour la pérennité de l'entreprise. En validant la position de Yacine Diallo, la justice nigérienne lui redonne les leviers nécessaires pour piloter la structure. Ce dénouement intervient après une première victoire juridique en juillet 2026, qui avait permis au fondateur de reprendre possession des locaux. Au-delà du cas individuel, cette affaire a mis en lumière les enjeux de sécurité juridique pour les investisseurs de la diaspora, confrontés à des risques de déstabilisation interne au sein de leurs propres structures.

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