La Haute Cour de l'État d'Imo a émis une injonction interdisant à la police nigériane de procéder à l'arrestation, à l'interpellation ou à l'intimidation de Collins Opurozor, conseiller spécial du gouverneur Hope Uzodimma. Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de tensions politiques locales, alors que le plaignant, un opposant politique, avait saisi les autorités fédérales pour des faits présumés de cybercriminalité.
Une injonction judiciaire contre les forces de l'ordre
Le juge Emeka Orafu a rendu cette ordonnance suite à une requête déposée par Collins Opurozor. La décision vise directement plusieurs échelons de la hiérarchie policière, incluant l'Inspecteur général de la police, le Centre national de lutte contre la cybercriminalité basé à Abuja, ainsi que les unités locales de l'État d'Imo, dont l'unité anti-enlèvement connue sous le nom de « Tiger Base ». Jusqu'à la résolution du litige au fond, ces entités ont l'interdiction formelle de détenir, menacer ou harceler le conseiller du gouverneur.
L'origine du contentieux politique
Le conflit trouve sa source dans une plainte déposée par Chief Chima Amadi, figure de l'opposition et candidat au Sénat pour l'Action People’s Party (APP). Ce dernier avait sollicité l'intervention du Centre national de cybercriminalité de la police nigériane, accusant M. Opurozor de faits non précisés liés à ses fonctions de conseiller en médias électroniques et créatifs. La justice a autorisé la notification des actes de procédure aux autorités policières via les autres parties impliquées dans le dossier.
Un débat sur les libertés publiques
La décision de la Haute Cour a suscité des réactions au sein de la société civile. L'organisation Civil Action for Democracy (CAD) a salué cette mesure, y voyant une protection nécessaire des droits démocratiques. Pour Mazi Franklin Ngoforo, directeur exécutif de l'organisation, cette affaire souligne l'importance de préserver la liberté d'expression des citoyens face à ce qu'il qualifie de tentatives de bâillonnement. L'audience consacrée à l'examen du dossier au fond a été fixée au 14 octobre 2026.