La justice nigériane se prononcera le 20 novembre sur la demande d'amendement d'Atiku Abubakar contre le président Tinubu

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 20 lectures
La justice nigériane se prononcera le 20 novembre sur la demande d'amendement d'Atiku Abubakar contre le président Tinubu

La Haute Cour fédérale d'Abuja a fixé au 20 novembre la date de sa décision concernant une requête déposée par Atiku Abubakar, candidat à la présidentielle pour l'African Democratic Congress (ADC). Cette procédure vise à obtenir l'autorisation de modifier une plainte initiale déposée contre le président nigérian Bola Tinubu, le parti au pouvoir (APC) et la Commission électorale nationale indépendante (INEC).

Un litige centré sur l'éligibilité présidentielle

Au cœur de cette affaire se trouve une contestation de la validité du certificat de fin de service du National Youth Service Corps (NYSC) soumis par le président Tinubu à l'INEC. Les plaignants, Atiku et l'ADC, accusent le chef de l'État et son parti d'avoir fourni un document falsifié. Ils demandent à la justice de contraindre l'autorité électorale à retirer le nom du président et de son parti de la liste des candidats pour l'élection présidentielle de 2027.

La bataille procédurale sur l'amendement

La demande d'amendement déposée par les plaignants vise officiellement à corriger des erreurs techniques, notamment la nomenclature des formulaires électoraux cités dans leur dossier initial, et à préciser les allégations de fraude. Cependant, cette requête se heurte à une opposition frontale de la défense. Les avocats du président Tinubu, de l'APC et de l'INEC soutiennent que cette manœuvre constitue une tentative d'introduire de nouveaux éléments et une nouvelle cause d'action, ce qui, selon eux, est irrecevable à ce stade de la procédure.

Les arguments de la défense sur la forclusion

La défense a plaidé pour le rejet pur et simple de la demande d'amendement, arguant que le dossier initial est frappé de forclusion. Selon les conseils du président, l'action en justice a été intentée après l'expiration des délais constitutionnels impartis pour les contentieux pré-électoraux. Ils soutiennent que la plainte est incompétente et que les plaignants ne disposent pas de la qualité pour agir. L'INEC, de son côté, a souligné que les plaignants n'ont pas respecté les directives de pratique de la Haute Cour, renforçant ainsi les arguments en faveur d'un rejet de la procédure.

L'enjeu de la décision du 20 novembre

La décision attendue le 20 novembre sera déterminante pour la suite du dossier. Si le juge Inyang Ekwo autorise l'amendement, cela pourrait permettre aux plaignants de consolider leurs arguments sur le fond. À l'inverse, un rejet de la requête pourrait fragiliser, voire clore, la procédure engagée par Atiku Abubakar, alors que les parties défenderesses continuent de contester la compétence même de la cour à examiner ces griefs.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.