La justice malgache ouvre le procès des Boeing 777 détournés vers l'Iran

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 51 lectures
La justice malgache ouvre le procès des Boeing 777 détournés vers l'Iran

Le système judiciaire malgache entame ce 22 septembre 2026 le procès d'une affaire d'État retentissante impliquant le détournement de cinq Boeing 777-200 vers l'Iran. Ce dossier, qui a nécessité l'intervention du FBI et d'Interpol, met en lumière des failles critiques dans la supervision de l'aviation civile et interroge sur les réseaux d'influence au sommet de l'appareil d'État.

Un périple aérien sous sanctions internationales

L'affaire débute en juillet 2025 lorsque cinq appareils, officiellement destinés à être exploités par une entreprise locale à Madagascar, sont localisés à Téhéran. Ces avions, ayant transité par le Cambodge et l'Afghanistan, ont intégré la flotte de la compagnie iranienne Mahan Air, une entité sous sanctions américaines depuis 2018. Le scandale a été rendu possible par l'obtention d'immatriculations provisoires délivrées par les autorités aéronautiques malgaches, malgré l'obligation de maintien des aéronefs sur le territoire national.

Une instruction judiciaire sous haute surveillance

La découverte de cette fraude a provoqué une onde de choc politique, entraînant le limogeage du ministre des Transports et le dépôt de plainte de la direction de l'aviation civile pour faux et usage de faux. L'enquête, d'une ampleur inédite, a bénéficié de l'expertise d'agents du FBI dépêchés sur place. Si une vingtaine de personnes avaient été placées en détention provisoire dès l'été 2025, le processus judiciaire a été marqué par le décès en détention de l'un des suspects, survenu six mois après son incarcération.

Des figures influentes au cœur des débats

Ce mardi, une trentaine de prévenus doivent répondre de leurs actes devant le tribunal. Parmi les personnalités les plus en vue figurent l'homme d'affaires indien Khushwinder Singh ainsi que l'entrepreneur malgache Mamy Ravatomanga. Ce dernier, réputé proche de l'ancien président Andry Rajoelina, est actuellement incarcéré à Maurice. Le procès devra déterminer les responsabilités individuelles dans ce vaste réseau de falsification, tout en clarifiant les complicités qui ont permis à ces appareils de contourner les contrôles internationaux et les régulations nationales.

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