La justice kényane suspend les travaux de la raffinerie Dangote à Lamu suite à un litige foncier

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 42 lectures
La justice kényane suspend les travaux de la raffinerie Dangote à Lamu suite à un litige foncier

La Cour de l’environnement et des terres de Malindi a ordonné le maintien du statu quo sur le site de la future raffinerie d’Aliko Dangote à Lamu, au Kenya. Cette décision judiciaire fait suite à une plainte déposée par 133 habitants de Chandavai, qui contestent la propriété du terrain et réclament une indemnisation pour leurs droits fonciers.

Un blocage judiciaire sur le site de Lamu

La juge Jane Onyango a imposé une suspension des activités sur la parcelle LR No. 13061, en attendant une nouvelle audience fixée au 14 octobre. Bien que le groupe Dangote précise que cette injonction ne remet pas en cause la cérémonie d'inauguration prévue en présence du président William Ruto, elle contraint l'entreprise à stopper tout développement opérationnel sur le terrain. Ce coup d'arrêt souligne la complexité des enjeux fonciers pour les projets industriels d'envergure dans la région.

Des ambitions pétrolières face aux réalités locales

Le projet, évalué à 16 milliards de dollars, représente un pilier stratégique pour le Kenya, qui ambitionne d'atteindre une capacité de raffinage de 700 000 barils par jour d'ici 2030. L'objectif affiché par Nairobi est de réduire drastiquement sa dépendance aux importations de carburants. Si le groupe Dangote qualifie ces recours juridiques de procédures courantes sur le continent, cet obstacle vient s'ajouter à une série de défis judiciaires rencontrés par le conglomérat, notamment au Nigeria où ses activités font l'objet de tensions avec les régulateurs et la compagnie pétrolière nationale.

Un historique de défis pour le groupe

Ce n'est pas la première fois que le milliardaire nigérian se heurte à des difficultés administratives ou judiciaires lors de son expansion régionale. En 2013, le groupe avait déjà dû renoncer à un projet de cimenterie sur le sol kényan. La situation actuelle à Lamu illustre la fragilité des grands chantiers industriels face aux revendications des communautés locales, qui exigent une reconnaissance formelle de leurs droits sur les terres exploitées. L'issue de l'audience du 14 octobre sera déterminante pour la poursuite effective des travaux et la viabilité du calendrier de mise en service fixé à l'horizon 2030.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.