La justice ghanéenne impose la divulgation des preuves dans l'affaire de fraude présumée à l'EXIM Bank

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 62 lectures
La justice ghanéenne impose la divulgation des preuves dans l'affaire de fraude présumée à l'EXIM Bank

La Haute Cour d'Accra a ordonné au ministère public de déposer l'ensemble des éléments de preuve dans le dossier opposant l'État à Bernard Antwi Boasiako, ancien président régional du NPP. Cette décision marque un tournant procédural majeur après l'échec définitif des tentatives de négociation entre la défense et l'accusation.

L'échec des négociations de plaider-coupable

Le processus de plaider-coupable, initié par les avocats de M. Boasiako, n'a pas abouti malgré deux tentatives distinctes. Le procureur principal, le révérend Joshua Sackey, a confirmé devant la cour que les parties n'étaient pas parvenues à un accord, le délai légal de 30 jours imparti pour ces discussions étant désormais dépassé. Bien que la défense ait soutenu que la négociation pouvait théoriquement se poursuivre à tout stade de la procédure, le juge a tranché en faveur de la reprise du cours normal du procès.

Les accusations liées au prêt de l'EXIM Bank

Bernard Antwi Boasiako, actuellement incarcéré pour une autre affaire, fait face à des accusations graves concernant l'obtention d'un prêt de 19 millions de cédis ghanéens auprès de l'EXIM Bank. Selon l'accusation, ce financement, initialement destiné à un projet de culture de maïs sur 100 acres, n'aurait jamais été concrétisé. Les autorités allèguent également que des documents falsifiés auraient été utilisés pour justifier l'achat de machines agricoles pour un montant de 4 millions de cédis. Avec les intérêts, le montant total du prêt litigieux atteindrait désormais environ 30 millions de cédis.

Vers une conférence de gestion de l'affaire

Suite à l'injonction de la cour, l'État dispose désormais d'un délai de 14 jours pour transmettre ses divulgations. Cette étape est indispensable pour préparer la conférence de gestion de l'affaire (Case Management Conference), fixée au 22 septembre 2026. L'accusé, qui nie formellement les faits qui lui sont reprochés, est impliqué dans ce dossier aux côtés d'un associé, Thomas Antwi Boasiako, toujours recherché par les autorités judiciaires.

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