La justice belge enquête sur des proches de Félix Tshisekedi, provoquant une crise diplomatique avec Kinshasa

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 7 lectures
La justice belge enquête sur des proches de Félix Tshisekedi, provoquant une crise diplomatique avec Kinshasa

L'ouverture d'une instruction judiciaire en Belgique, ciblant des proches du président Félix Tshisekedi pour des faits présumés de blanchiment d'argent, a provoqué un refroidissement immédiat des relations entre Kinshasa et Bruxelles. Cette procédure, initiée par une plainte d'organisations de la société civile du Grand Katanga, a conduit à des perquisitions le 14 octobre dernier, marquant une étape judiciaire majeure qui place désormais les autorités congolaises dans une posture de défiance diplomatique.

Une procédure judiciaire sous haute surveillance

La plainte, déposée en juillet 2025, dénonce des irrégularités graves liées à l'exploitation des ressources minières, incluant des soupçons de corruption et de détournement de fonds. Me Hervé Diakiese, avocat des plaignants, a salué la tenue des perquisitions comme la preuve du sérieux accordé au dossier par la justice belge. Toutefois, il insiste sur le respect de la présomption d'innocence, rappelant que l'instruction, toujours en cours, doit permettre d'examiner les éléments à charge comme à décharge avant toute qualification pénale définitive.

La riposte diplomatique de Kinshasa

En réaction à ces opérations judiciaires, la présidence congolaise a durci le ton. Une note interne, émanant du directeur de cabinet Anthony Nkinzo Kamole, a formellement interdit aux membres du cabinet présidentiel tout contact, direct ou indirect, avec l'ambassade de Belgique à Kinshasa. Cette directive impose désormais un passage obligé par le ministère des Affaires étrangères pour toute interaction, sous peine de sanctions disciplinaires. Si la porte-parole de la présidence, Tina Salama, a refusé tout commentaire, cette mesure souligne la volonté de Kinshasa de sanctuariser ses échanges diplomatiques face à ce qu'elle perçoit comme une ingérence judiciaire.

Incompréhension à Bruxelles

La décision congolaise a suscité une réaction immédiate du ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, qui a exprimé sa surprise et son regret face à cette restriction. Pour la diplomatie belge, aucune situation ne justifie une telle rupture de communication entre les deux États. Malgré ce climat tendu, la ministre d'État congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a maintenu un canal de dialogue en recevant l'ambassadrice de Belgique, Roxane de Bilderling, pour discuter de l'état des relations bilatérales, sans qu'aucun détail n'ait filtré sur l'impact direct de l'enquête en cours sur ces échanges.

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