La jeunesse de Nalerigu exige une résolution rapide de la suspension du directeur de l'école de santé

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 28 lectures
La jeunesse de Nalerigu exige une résolution rapide de la suspension du directeur de l'école de santé

L'Association des jeunes de Nalerigu (NAYA) a lancé un ultimatum de deux semaines au ministère de la Santé pour résoudre la crise entourant la suspension d'Ibrahim Chimsi, directeur de l'école de soins infirmiers et de sages-femmes de Nalerigu. Cette mobilisation souligne une tension croissante entre les procédures administratives nationales et les attentes des acteurs locaux concernant la gestion des institutions éducatives régionales.

Le dépassement des quotas d'admission en question

La suspension d'Ibrahim Chimsi fait suite à une visite du ministre de la Santé le 28 février 2026. Le ministère reproche à l'établissement d'avoir admis un nombre d'étudiants supérieur au quota autorisé. Si la NAYA reconnaît la nécessité pour le ministère de faire respecter les normes d'accréditation et les capacités d'accueil, elle conteste la sévérité de la sanction. L'association estime qu'en cas de première infraction, des mesures correctives graduelles, telles qu'un avertissement, auraient dû être privilégiées avant de procéder à une suspension administrative.

Le rôle des autorités traditionnelles dans la médiation

Un point de friction majeur réside dans l'absence de concertation avec le Nayiri, souverain du royaume de Mamprugu. Selon la NAYA, le Nayiri a tenté à trois reprises d'ouvrir un dialogue avec le ministre de la Santé pour obtenir la réintégration du directeur. L'association insiste sur le fait que le souverain est un partenaire stratégique indispensable au développement de la région du Nord-Est. Elle appelle le ministère à engager des discussions de bonne foi avec les autorités traditionnelles pour restaurer la confiance et parvenir à une résolution apaisée.

Exigences de transparence et gestion interne

Au-delà de la situation du directeur, la NAYA réclame l'ouverture d'une enquête sur des allégations de mauvaise gestion et d'insubordination visant le vice-directeur ainsi que certains membres du corps enseignant. L'association souligne que tout manquement avéré doit être traité dans le strict respect des procédures institutionnelles. Les anciens élèves de l'école ont également rejoint cet appel, plaidant pour une clarification de la gouvernance interne.

Un ultimatum sous le signe de la légalité

L'association a fixé un délai de quatorze jours aux autorités pour engager des mesures concrètes. Passé ce délai, la NAYA se réserve le droit d'explorer toutes les voies administratives et institutionnelles autorisées par la Constitution pour obtenir gain de cause. Toutefois, le groupe a tenu à préciser qu'il rejette toute forme de violence ou de dégradation, affirmant que son action vise exclusivement à garantir l'équité, la stabilité de l'institution et le respect des procédures légales dans l'intérêt de la communauté de Nalerigu.

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