La jeunesse de la région d'Oti exige des politiques renforcées contre les violences basées sur le genre

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 33 lectures
La jeunesse de la région d'Oti exige des politiques renforcées contre les violences basées sur le genre

Face à la recrudescence des défis liés à la santé sexuelle et aux violences basées sur le genre, la jeunesse de la région d'Oti au Ghana interpelle les décideurs politiques. Lors d'un dialogue régional organisé à Dambai, les participants ont plaidé pour une approche multisectorielle impliquant les familles, l'école et les autorités traditionnelles afin de garantir une meilleure protection des adolescents.

Un appel à la responsabilité parentale et scolaire

Les jeunes participants soulignent que la transmission d'informations sur la santé sexuelle et reproductive ne doit plus reposer exclusivement sur le système éducatif. Ils appellent les familles à instaurer des espaces de dialogue sécurisés au sein du foyer pour accompagner le développement personnel des enfants. Parallèlement, le renforcement des capacités des enseignants est jugé indispensable, avec une recommandation forte pour le déploiement de conseillers formés dans les écoles primaires afin d'offrir un soutien psychologique et éducatif adapté.

La fin des règlements coutumiers pour les crimes sexuels

Un point critique du dialogue concerne la gestion judiciaire des violences sexuelles. Les jeunes ont exhorté les chefs traditionnels à cesser les règlements à l'amiable ou coutumiers pour les cas de viol et de défloration. Ils exigent que ces dossiers soient systématiquement transmis aux institutions étatiques compétentes. Cette demande vise à garantir que les victimes obtiennent justice et que les auteurs de ces crimes soient poursuivis conformément à la loi, brisant ainsi le cycle de l'impunité au niveau local.

Renforcer les structures sociales et l'autonomisation

Au-delà de la prévention, les recommandations portent sur l'amélioration des services sociaux. Les participants préconisent un renforcement des sous-comités des services sociaux pour une meilleure prise en charge des victimes et une fluidification des systèmes de référence en cas d'urgence. Enfin, l'autonomisation économique est présentée comme un levier de protection : les jeunes demandent un investissement accru dans la formation professionnelle, particulièrement dans les zones où les taux de grossesses précoces sont élevés, afin d'offrir des perspectives d'avenir concrètes à la jeunesse de la région.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.