La Jama’atu Nasril Islam (JNI) de l'État du Plateau a formellement démenti les allégations circulant sur les réseaux sociaux concernant la création d'une organisation de type Hisbah à Jos North. Cette mise au point intervient dans un climat de vive inquiétude publique, poussant les autorités locales à réagir face à ce qui s'apparente à une campagne de désinformation numérique.
La manipulation par l'intelligence artificielle
Selon Salim Umar, secrétaire de la JNI dans l'État du Plateau, la controverse a été alimentée par la diffusion virale d'images montrant des individus en uniforme, présentés comme des membres d'une police religieuse. L'enquête interne de l'organisation islamique a révélé que ces visuels ont été générés par intelligence artificielle. Ce qui a débuté comme une plaisanterie numérique a rapidement pris une ampleur préoccupante, semant le trouble au sein des différentes communautés de la région.
Le cadre légal comme rempart
La JNI a tenu à rappeler que l'établissement d'une structure dotée de pouvoirs d'application de la loi ne peut se faire de manière arbitraire. Selon M. Umar, une telle entité nécessiterait impérativement un cadre législatif voté par l'Assemblée de l'État. À ce jour, aucune procédure de ce type n'a été initiée ou discutée, rendant toute revendication d'autorité par des groupes privés totalement illégale et dépourvue de fondement juridique.
Appel à la vigilance des autorités
Face à cette situation, le gouverneur de l'État du Plateau, Caleb Mutfwang, a officiellement déclaré illégale toute activité de type Hisbah non autorisée, ordonnant aux forces de sécurité d'enquêter sur les auteurs de ces manœuvres. La JNI a, pour sa part, exhorté le gouvernement à mener des investigations approfondies avant toute réaction officielle, tout en appelant les citoyens à une plus grande responsabilité numérique. L'organisation souligne que la propagation de contenus manipulés constitue une menace directe pour la coexistence pacifique dans une région où les équilibres sociaux restent fragiles.