La huitième édition de la SECRICO met à l'honneur le patrimoine cinématographique burkinabè

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
La huitième édition de la SECRICO met à l'honneur le patrimoine cinématographique burkinabè

La huitième édition de la Semaine de la critique cinématographique de Ouagadougou (SECRICO) s'est ouverte le 8 septembre 2026 à l'Institut supérieur de l'image et du son. Cet événement, porté par l'Association des critiques de cinéma du Burkina (ASCRIC-B), ambitionne de professionnaliser le regard des journalistes sur le septième art à l'approche du FESPACO.

Une immersion dans les classiques de l'Étalon d'or

Pour cette édition, l'ASCRIC-B a choisi de placer trois œuvres emblématiques, toutes lauréates de l'Étalon d'or de Yennenga, au cœur des débats. Le programme met en lumière Tilaï d'Idrissa Ouédraogo (1991), Buud Yam de Gaston Kaboré (1991) et Katanga, la danse des scorpions de Dani Kouyaté (2025). Cette sélection permet aux participants d'analyser l'évolution du langage cinématographique national à travers des films qui ont marqué l'histoire du cinéma africain.

Analyse croisée de l'œuvre d'Idrissa Ouédraogo

La projection inaugurale de Tilaï a servi de base à une réflexion académique approfondie. Le film, qui explore la tension entre les aspirations individuelles et le poids des traditions villageoises, a fait l'objet de deux communications universitaires. Le Dr Jacques Barro a proposé une lecture comparative entre la stratégie amoureuse dans Tilaï et la tragédie classique de Racine, Phèdre. De son côté, le Dr Ignace Sangaré a exploré la transition entre l'oralité du conte traditionnel et les codes du langage cinématographique, soulignant la richesse narrative de l'œuvre.

Renforcer l'expertise des professionnels de l'information

Au-delà de la célébration du patrimoine, la SECRICO répond à un enjeu de structuration du secteur médiatique. Selon Abraham Bayili, président de l'ASCRIC-B, l'objectif est d'outiller les journalistes avec le jargon technique et les outils d'analyse nécessaires pour mieux rendre compte des œuvres cinématographiques. En se tenant quelques mois avant le FESPACO, cette initiative vise à élever le niveau qualitatif de la critique cinématographique burkinabè, garantissant ainsi une meilleure médiatisation et compréhension des enjeux artistiques lors des grands rendez-vous du cinéma continental.

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