La Haute Cour d'Accra statuera le 4 novembre sur la demande de liberté provisoire de Bernard Antwi Boasiako

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 17 lectures
La Haute Cour d'Accra statuera le 4 novembre sur la demande de liberté provisoire de Bernard Antwi Boasiako

La Haute Cour d'Accra a fixé au 4 novembre 2026 la date de sa décision concernant la demande de liberté provisoire déposée par Bernard Antwi Boasiako. L'ancien président régional du New Patriotic Party (NPP) dans la région d'Ashanti cherche à obtenir sa sortie de détention dans l'attente de l'examen de son appel contre une condamnation à 20 ans de prison.

Un dossier lié à l'exploitation minière illégale

La condamnation de M. Boasiako découle d'infractions liées à l'exploitation minière illégale, communément appelée « galamsey » au Ghana. Les faits reprochés concernent une concession située à Samreboi, dans la région occidentale du pays. Cette affaire souligne la sévérité croissante de l'appareil judiciaire ghanéen face aux activités extractives menées en dehors du cadre légal, un enjeu environnemental et économique majeur pour le pays.

Les arguments de la défense et de l'accusation

La défense, menée par l'avocat Samuel Atta Akyea, soutient la nécessité d'une remise en liberté de son client pendant que la procédure d'appel suit son cours. Cette requête avait initialement été programmée pour le 19 août dernier, mais l'audience avait dû être reportée en raison de l'absence de l'accusé et de son conseil principal. De son côté, le bureau du Procureur général s'oppose fermement à cette demande. L'accusation justifie son refus en arguant que M. Boasiako présente un risque de fuite significatif, ce qui pourrait compromettre la suite des procédures judiciaires.

L'attente du verdict de la Haute Cour

Le 4 novembre prochain, la Haute Cour devra trancher sur la pertinence de maintenir l'ancien responsable politique en détention ou de lui accorder une liberté sous caution. Cette décision sera déterminante pour la suite du processus juridique, alors que l'appel contre la peine de 20 ans de prison reste en suspens. L'issue de cette audience est scrutée de près, tant pour ses implications sur le dossier individuel de M. Boasiako que pour la portée symbolique de la lutte contre l'exploitation minière illicite au Ghana.

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