La Fédération guinéenne de football a officiellement proposé au Sénégal une candidature commune pour accueillir la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) en 2032. Cette initiative vise à transformer l'organisation du tournoi en un projet régional, s'appuyant sur la proximité géographique entre les deux nations pour optimiser la gestion des infrastructures et des flux logistiques.
Une stratégie de relance pour la Guinée
Pour la Guinée, cette démarche représente une opportunité de revenir sur le devant de la scène continentale après le retrait de l'organisation de l'édition 2025, initialement prévue sur son sol. Le pays, qui n'a jamais accueilli la compétition, cherche à effacer le souvenir des retards infrastructurels qui avaient conduit à cette décision de la Confédération africaine de football (CAF). En s'associant à un partenaire, Conakry espère démontrer sa capacité à s'inscrire dans un projet sportif d'envergure internationale.
L'atout logistique du Sénégal
Le choix du Sénégal comme partenaire stratégique repose sur la dynamique actuelle du pays en matière d'équipements sportifs. Le Sénégal prépare activement les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, un événement qui nécessite une modernisation significative de ses infrastructures et de ses réseaux de transport. Cette montée en puissance logistique constitue un argument de poids pour un dossier de candidature, le pays n'ayant plus organisé la phase finale de la CAN depuis 1992.
Les incertitudes du dossier
Malgré l'ambition affichée par la partie guinéenne, la concrétisation de ce projet demeure incertaine. À ce stade, le gouvernement sénégalais n'a pas encore formellement répondu à cette main tendue. La réussite d'une telle candidature dépendra non seulement de l'accord politique entre les deux États, mais également de la capacité des deux fédérations à convaincre la CAF de la viabilité d'un modèle de co-organisation, dans un contexte où les exigences en matière d'accueil et de logistique deviennent de plus en plus complexes pour les pays hôtes.