La Fédération guinéenne de football a officiellement sollicité son homologue sénégalaise pour porter une candidature commune à l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) 2032. Cette initiative, portée par Conakry, vise à mutualiser les ressources logistiques et infrastructurelles tout en renforçant les liens de coopération sous-régionale entre les deux nations.
Une stratégie de mutualisation des ressources
Pour la Guinée, cette proposition de co-organisation répond à un impératif de faisabilité. En partageant les charges liées à l'accueil d'un événement sportif de cette envergure, Conakry espère optimiser l'utilisation des infrastructures sportives et des capacités logistiques. Le projet, validé par le Premier ministre guinéen Amadou Oury Bah en mai 2025, s'inscrit dans une volonté plus large de positionner le pays comme un acteur majeur de l'accueil des compétitions continentales, avec des ambitions affichées également pour l'édition 2036.
L'atout des infrastructures sénégalaises
Le choix du Sénégal comme partenaire stratégique repose sur plusieurs facteurs, notamment la proximité géographique qui faciliterait la mobilité des délégations et des supporters. Par ailleurs, le Sénégal dispose d'un avantage compétitif non négligeable : le développement de ses équipements sportifs. Le pays, qui prépare activement son propre dossier de candidature, peut s'appuyer sur les infrastructures construites ou modernisées en vue des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) prévus à Dakar en 2026.
Un projet ancré dans une dynamique régionale
Au-delà de l'aspect purement sportif, la Fédération guinéenne met en avant la dimension symbolique de ce rapprochement. La co-organisation est présentée comme un levier d'intégration et de fraternité entre deux pays liés par une histoire commune. Si le Sénégal a déjà manifesté son intérêt pour accueillir la compétition, comme l'avait souligné l'ancienne ministre des Sports Khady Diène Gaye devant l'Assemblée nationale en 2026, cette proposition guinéenne ouvre une nouvelle phase de réflexion diplomatique et technique. La décision finale dépendra désormais de la capacité des deux fédérations à harmoniser leurs dossiers avant une soumission formelle auprès de la Confédération africaine de football (CAF).