La Guinée affiche ses ambitions continentales en se portant officiellement candidate à l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) pour les éditions 2032 et 2036. Cette démarche, portée par le Premier ministre Amadou Oury Bah, vise à inscrire le pays dans une dynamique d'accueil de grands événements sportifs internationaux.
Une stratégie nationale de rayonnement
La décision de soumettre ces candidatures s'inscrit dans la vision politique du président Mamadi Doumbouya. Le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé une réunion de travail interministérielle pour valider ce projet, marquant une volonté claire de repositionner la Guinée sur la carte du football africain après le retrait de l'organisation de l'édition 2025. La signature officielle de la demande de candidature précède un dépôt formel prévu ce vendredi à 15h00 TU, mobilisant l'ensemble des départements ministériels concernés par les infrastructures et l'organisation logistique.
Un paysage concurrentiel en évolution
La démarche guinéenne intervient dans un contexte où plusieurs nations africaines manifestent un intérêt croissant pour l'accueil de la compétition reine du football continental. La Guinée devra notamment composer avec la candidature conjointe annoncée en juillet dernier par les pays membres de l'Alliance des États du Sahel (AES), à savoir le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Cette multiplication des dossiers de candidature souligne l'enjeu stratégique que représente l'organisation d'une phase finale de la CAN pour le développement des infrastructures nationales et le prestige diplomatique des États.
Les enjeux de la candidature
Si cette annonce marque une étape administrative importante, elle soulève des questions sur la capacité du pays à répondre aux exigences strictes de la Confédération Africaine de Football (CAF) en matière d'infrastructures sportives, hôtelières et de transport. Le succès de cette initiative dépendra de la solidité du dossier technique qui sera présenté aux instances décisionnelles, alors que la Guinée cherche à transformer son ambition politique en une réalité opérationnelle pour la prochaine décennie.