La Guinée équatoriale restreint l'accès aux réseaux sociaux après une affaire de corruption

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
La Guinée équatoriale restreint l'accès aux réseaux sociaux après une affaire de corruption

Les autorités de Guinée équatoriale ont rendu inaccessibles les plateformes Facebook et TikTok sur l'ensemble du territoire depuis plus de deux semaines. Cette mesure de restriction intervient dans un contexte de tensions politiques, déclenchée par la diffusion virale d'une vidéo mettant en cause le vice-président dans une affaire de corruption.

Une riposte numérique après une mise en cause politique

Le blocage des deux réseaux sociaux les plus populaires du pays fait suite à la publication d'une vidéo dans laquelle une jeune femme accuse directement le vice-président, Teodoro Nguema Obiang, de pratiques corruptives. Peu après la diffusion de ces images, l'auteure de la vidéo a été arrêtée par les forces de l'ordre. Depuis le 2 septembre, les autorités ont également imposé une réduction significative du débit internet, rendant la navigation sur ces plateformes impossible sans l'usage d'un réseau privé virtuel (VPN).

Le vice-président au cœur des critiques

Surnommé « Teodorin », le vice-président est une figure régulièrement sous le feu des projecteurs pour son train de vie fastueux, qu'il expose fréquemment sur les réseaux sociaux. Son parcours est marqué par des démêlés judiciaires internationaux : en 2021, il a été condamné en France dans l'affaire dite des « biens mal acquis », et a fait l'objet de gels d'avoirs au Royaume-Uni dans le cadre d'enquêtes sur des faits de corruption présumés.

Un climat de restriction des libertés publiques

Cette décision s'inscrit dans la continuité d'une gouvernance autoritaire en place depuis 1979 sous la présidence de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, régulièrement pointée du doigt par les organisations internationales pour ses atteintes aux libertés civiles. Si d'autres services du groupe Meta, tels que WhatsApp et Instagram, demeurent partiellement fonctionnels, la coupure ciblée de Facebook et TikTok illustre une volonté de contrôle accru sur l'espace numérique. Cette stratégie de restriction rappelle des mesures similaires observées dans la sous-région, notamment au Gabon voisin, où les réseaux sociaux sont suspendus depuis février au nom de la stabilité des institutions et de la sécurité nationale.

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