La grève interprofessionnelle du 5 novembre entraîne des perturbations majeures sur le réseau ferroviaire français

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
La grève interprofessionnelle du 5 novembre entraîne des perturbations majeures sur le réseau ferroviaire français

Un mouvement social interprofessionnel, porté par une intersyndicale unitaire, paralyse une large partie du réseau ferroviaire français ce jeudi 5 novembre. Si les grands axes nationaux subissent des ajustements limités, les lignes régionales et le réseau francilien font face à des réductions de service significatives, illustrant les tensions persistantes sur les questions salariales et budgétaires.

Un impact différencié sur le réseau francilien

La région Île-de-France est particulièrement touchée par ce mouvement de 24 heures. Si le RER A ainsi que les lignes K, P et V maintiennent un trafic normal, les autres axes subissent des suppressions variables. Le RER D est le plus affecté avec seulement un train sur trois en circulation. Les RER B, C et E, ainsi que les lignes J, L, H, N, R et U, voient leur offre réduite de moitié ou aux deux tiers selon les tronçons. Les autorités de transport invitent les usagers à consulter les plateformes numériques dédiées pour planifier leurs déplacements en temps réel.

Perturbations sur les lignes régionales et les TGV

Au-delà de la capitale, la circulation des trains régionaux (TER) est annoncée comme « fortement perturbée » dans plusieurs zones, notamment en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bretagne, en Occitanie, dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ces difficultés de circulation devraient se prolonger jusqu'au vendredi matin dans certaines régions. Concernant les liaisons à grande vitesse, la SNCF prévoit la suppression d'un TGV sur dix, un impact jugé mineur par rapport aux lignes locales mais qui témoigne de l'ampleur nationale de la mobilisation.

Les revendications syndicales au-delà des primes

Ce mouvement unitaire, soutenu par la CGT, l'Unsa, Sud Rail et la CFDT, dépasse le cadre strict de l'entreprise ferroviaire. Bien que la direction de la SNCF ait récemment consenti à une prime de 400 euros, les syndicats maintiennent la pression pour obtenir un rattrapage global des salaires face à l'inflation prévue pour 2026. Plus largement, les organisations syndicales contestent les orientations budgétaires nationales, dénonçant des mesures qu'ils estiment préjudiciables au pouvoir d'achat des fonctionnaires, à la protection sociale et aux investissements nécessaires pour la transition écologique.

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