La Grande-Bretagne relance sa candidature pour la Coupe du monde 2038 ou 2042, un pari économique et sportif ambitieux

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
La Grande-Bretagne relance sa candidature pour la Coupe du monde 2038 ou 2042, un pari économique et sportif ambitieux

Le Premier ministre britannique Andy Burnham a annoncé ce vendredi que la Grande-Bretagne allait déposer sa candidature pour organiser la Coupe du monde de football en 2038 ou 2042, une décision présentée comme un levier économique et sportif majeur. Cette initiative intervient alors que le pays n’a plus accueilli l’événement depuis 1966, année de son unique victoire en finale à Wembley. Avec l’Euro 2028 déjà programmé sur son sol, cette candidature s’inscrit dans une stratégie de relance du football local et d’attractivité internationale.

Un pari économique pour dynamiser le pays au-delà de Londres

Andy Burnham voit dans cette candidature une opportunité de stimuler l’investissement, le tourisme et l’image du Royaume-Uni, notamment en dehors de la capitale. Après les performances encourageantes de l’équipe nationale en 2026, éliminée en demi-finales par l’Argentine, le Premier ministre espère que cette compétition pourrait inspirer une nouvelle génération de joueurs capables de briller à domicile. L’organisation d’un Mondial permettrait également de moderniser les infrastructures sportives et urbaines, tout en renforçant l’attractivité du pays sur la scène internationale.

Une candidature historique et des défis à relever

La dernière tentative britannique remonte à 2010, lorsque l’Angleterre avait échoué face à la Russie pour l’organisation de l’édition 2018, avec seulement deux voix en sa faveur. Cette fois, Burnham mise sur une stratégie différente, en ciblant des échéances lointaines pour éviter une concurrence immédiate. L’Euro 2028, co-organisé avec l’Irlande, l’Écosse et le Pays de Galles, servira de tremplin pour démontrer la capacité du pays à gérer un grand événement sportif. Cependant, la crédibilité de cette candidature dépendra de la capacité à convaincre la FIFA, alors que le football mondial reste marqué par des scandales récents et des tensions autour de la gouvernance de l’instance dirigeante.

Burnham critique la FIFA, mais mise sur son soutien

Le Premier ministre britannique s’est illustré cet été en critiquant ouvertement Gianni Infantino, qu’il juge « pas l’homme de la situation » pour diriger la FIFA. Malgré ces tensions, Burnham semble prêt à collaborer avec l’instance internationale pour concrétiser son projet. Cette candidature pourrait ainsi devenir un test de la volonté de réforme au sein de la FIFA, alors que le football britannique cherche à retrouver son prestige d’antan. La décision finale n’interviendra pas avant plusieurs années, mais le lancement de cette initiative envoie un signal fort : le Royaume-Uni entend jouer un rôle central dans le football mondial des décennies à venir.

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