La récente contribution de 500 millions de francs CFA versée par la Fondation Sénégal Solidaire dans le cadre des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) suscite des interrogations au sein de la classe politique sénégalaise. Le Dr Ismaïla Diallo, troisième vice-président de l’Assemblée nationale, pointe du doigt une confusion sur la gestion et la représentativité de cette structure privée.
La structure juridique de la Fondation Sénégal Solidaire
Selon les documents officiels accessibles sur le site de la Fondation, le président Bassirou Diomaye Faye est formellement identifié comme le fondateur de l'entité, ayant personnellement constitué la dotation initiale. La direction opérationnelle du Conseil de fondation est confiée à Mor Sarr, un proche du chef de l'État, qui exerce ses fonctions par procuration au nom du fondateur. Cette configuration écarte, sur le plan statutaire, toute implication directe ou institutionnelle des Premières dames dans la gouvernance de l'organisation.
Le flou autour du décaissement des 500 millions
La polémique porte sur la communication entourant le don de 500 millions de francs CFA alloué aux JOJ. Bien que cette somme provienne de la Fondation, elle a été présentée publiquement comme une contribution émanant des « Premières dames ». Cette dissonance entre la réalité juridique de la fondation et sa communication publique soulève des questions sur la transparence des processus décisionnels au sein de la structure.
Les interrogations sur la légitimité des engagements
Le Dr Ismaïla Diallo soulève un enjeu de gouvernance majeur : la base juridique permettant aux Premières dames d'ordonner le décaissement de fonds appartenant à une fondation dont elles ne sont ni fondatrices, ni membres statutaires. Cette situation interroge les citoyens et les observateurs sur la séparation entre les initiatives privées de la fondation et les fonctions officielles des épouses du chef de l'État. L'absence de cadre légal clair pour justifier cette intervention financière reste, à ce jour, le point central des critiques formulées par le responsable politique.