La gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA est ouvertement contestée par la Fédération allemande

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 43 lectures
La gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA est ouvertement contestée par la Fédération allemande

La Fédération allemande de football (DFB) intensifie sa fronde contre le président de la FIFA, Gianni Infantino, exigeant son départ immédiat. Cette prise de position, portée par le vice-président Hans-Joachim Watzke, souligne une rupture profonde au sein de l'instance dirigeante du football mondial à quelques mois d'une élection présidentielle cruciale.

Une série de décisions unilatérales critiquées

La contestation allemande repose sur trois griefs majeurs qui, selon Hans-Joachim Watzke, illustrent une gestion erratique de l'institution. En premier lieu, la création et l'attribution du « Prix de la Paix » de la FIFA au président américain Donald Trump, en décembre 2025, sont dénoncées comme une initiative personnelle et arbitraire d'Infantino. À cela s'ajoute le projet avorté de création d'une société commerciale ouverte aux investisseurs privés, lancé fin juillet 2026 puis abandonné quatre jours plus tard. Ce projet, élaboré sans consultation préalable du Conseil de la FIFA ni des vice-présidents, est qualifié d'insensé par les dirigeants allemands.

L'ingérence politique au cœur du malaise

L'un des points de friction les plus sensibles concerne l'annulation de la suspension automatique de l'attaquant américain Folarin Balogun lors de la Coupe du Monde 2026. Le carton rouge reçu par le joueur en phase de 32e de finale a été annulé suite à un appel téléphonique direct entre Donald Trump et Gianni Infantino. Pour la DFB, cette intervention politique directe dans les décisions disciplinaires sportives constitue une dérive inacceptable qui fragilise l'intégrité et l'indépendance de la FIFA.

Un système de gouvernance en question

Bernd Neuendorf, président de la DFB, a confirmé que la confiance envers la direction actuelle est totalement rompue. Selon lui, il est impératif de mettre fin au « système Infantino ». Malgré cette opposition frontale, le président sortant demeure, à ce jour, le seul candidat déclaré pour l'élection prévue le 18 mars 2027. La période de dépôt des candidatures restant ouverte jusqu'au 18 novembre, la position de la fédération allemande pourrait influencer d'autres instances nationales qui, à l'instar de la DFB, avaient refusé de signer une lettre de soutien à la réélection d'Infantino.

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