La gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA est ouvertement contestée par la Fédération allemande

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
La gouvernance de Gianni Infantino à la tête de la FIFA est ouvertement contestée par la Fédération allemande

La gestion de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA fait face à une fronde croissante au sein des instances européennes. Hans-Joachim Watzke, vice-président de la Fédération allemande de football (DFB), a publiquement exigé le départ immédiat du dirigeant, pointant du doigt une gouvernance opaque et des décisions jugées contraires à l'éthique sportive.

Une remise en cause de la légitimité décisionnelle

Le grief principal formulé par Hans-Joachim Watzke repose sur l'exercice solitaire du pouvoir. Le dirigeant allemand a vivement critiqué la création unilatérale d'un « prix de la paix » par Gianni Infantino, décerné en décembre 2025 à Donald Trump. Pour Watzke, cette initiative, conçue et attribuée sans concertation, illustre une dérive personnelle dans la gestion de l'instance mondiale. Cette critique s'ajoute à l'abandon récent d'un projet de société commerciale ouverte aux investisseurs privés, une manœuvre menée sans consultation préalable des vice-présidents ni du Conseil de la FIFA, qualifiée par Watzke de démarche « totalement insensée ».

L'ingérence politique au cœur des critiques

Au-delà des questions de structure, c'est l'indépendance de la FIFA qui est interrogée. Watzke a mis en lumière l'affaire Balogun, lors de la Coupe du monde 2026, où la suspension automatique d'un joueur américain a été annulée après une intervention directe de Donald Trump auprès de Gianni Infantino. Cette séquence est perçue par la DFB comme une preuve d'ingérence politique inacceptable, fragilisant la crédibilité des instances disciplinaires de la fédération internationale.

Un climat de défiance au sein des fédérations

La position de la DFB s'inscrit dans un mouvement de retrait de soutien plus large. Alors que plus de 200 fédérations avaient initialement appuyé la réélection d'Infantino, plusieurs nations européennes majeures, dont la France et l'Italie, ont depuis fait machine arrière. Bernd Neuendorf, président de la DFB, a confirmé que le lien de confiance avec l'actuelle direction est « complètement brisé ». À quelques mois de l'élection prévue le 18 mars 2027, Gianni Infantino demeure pour l'heure le seul candidat déclaré, bien que la contestation interne continue de gagner du terrain au sein du football européen.

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