Le mandat de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA est de nouveau scruté suite à la divulgation de rapports internes pointant des manquements protocolaires dès ses premiers mois en fonction. Ces documents soulèvent des interrogations sur l'usage des ressources de l'instance mondiale du football et sur le respect des règles de gouvernance interne.
Des déplacements privés sous haute surveillance
Les révélations mettent en lumière des pratiques de voyage qui ont suscité l'incompréhension au sein de l'organisation. Il est notamment fait état de déplacements effectués par le président de la FIFA à bord d'avions privés appartenant au dirigeant russe Vladimir Poutine. Par ailleurs, un voyage officiel au Vatican pour rencontrer le Pape, auquel participait la mère du président, a été intégralement financé par les caisses de la fédération, une décision qui a alimenté les critiques sur la confusion entre sphère privée et fonctions institutionnelles.
Une politique salariale et de recrutement contestée
Dès son arrivée en 2016, Gianni Infantino a fait face à des tensions internes concernant sa gestion des ressources humaines et financières. Selon les informations rapportées, le dirigeant suisse aurait jugé insuffisante sa rémunération initiale, fixée à plus de deux millions d'euros. Parallèlement, il lui est reproché d'avoir procédé à des nominations de collaborateurs proches en leur attribuant des niveaux de rémunération jugés exorbitants par certains hauts responsables de l'institution.
L'absence de sanctions malgré les alertes
Bien que ces agissements aient fait l'objet de signalements formels dès le mois de juin 2016, soit quelques mois seulement après son élection, aucune mesure disciplinaire n'a été prise par les instances compétentes de la FIFA. Gianni Infantino a été acquitté de l'ensemble des charges pesant contre lui lors des procédures internes. Malgré cette issue juridique, ces révélations continuent d'alimenter un débat persistant sur la culture de conformité et l'éthique au sein de la gouvernance du football mondial, dix ans après le début de son mandat.