La Ghana Journalists Association (GJA) a demandé une enquête rapide et approfondie après l'agression présumée d'Obrempongba Kwame Owusu, correspondant régional d'Adom Brands à Oti, le 11 juillet à Nkwanta South. L'incident, survenu pendant le couvre-feu imposé à l'occasion d'une élection locale du NPP, relance le débat sur la sécurité des journalistes dans les zones de tension.
Un incident survenu pendant le couvre‑feu
Selon les informations relayées par la GJA, le journaliste aurait été attaqué samedi 11 juillet alors qu'il couvrait les suites de l'élection du comité exécutif du New Patriotic Party (NPP) dans la circonscription. L'agression aurait eu lieu pendant l'application d'un couvre‑feu décrété par les autorités locales, et les assaillants seraient soupçonnés d'être des membres des forces militaires ghanéennes.
Réaction ferme de la GJA
Lors d'une conférence de presse le jeudi 3 septembre, le président de la GJA, Albert Kwabena Dwomfour, a exhorté le chef d'état-major de la défense (Chief of Defence Staff) à garantir une enquête «expéditive» et à sanctionner toute personne reconnue coupable. Il a indiqué que l'association possède des photographies susceptibles d'identifier les auteurs et qu'elle les mettra à disposition des autorités compétentes, tout en précisant qu'elles ne seront pas publiées immédiatement afin de laisser le temps aux forces armées et à la police de mener leurs investigations.
Enjeux pour la liberté de la presse et la sécurité des reporters
Dwomfour a rappelé que les journalistes doivent pouvoir exercer leur métier sans crainte d'intimidation ou de violence, surtout lorsqu'ils couvrent des sujets d'intérêt public comme les opérations de sécurité ou les élections. Il a souligné que la protection des médias est indispensable pour garantir une information fiable et ponctuelle aux citoyens, et que toute atteinte à cette liberté porte atteinte à la démocratie.
Perspectives et prochaines étapes
La GJA attend désormais que les forces de sécurité ghanéennes clarifient les circonstances de l'agression et prennent les mesures disciplinaires appropriées. L'association a réaffirmé son engagement à défendre les droits professionnels et la sécurité des journalistes, tout en appelant les agences de sécurité à collaborer avec les médias pour prévenir de futurs incidents similaires.