La Ghana Water Limited (GWL) a lancé un appel urgent à l'évacuation des populations installées dans les zones non autorisées situées le long du cours d'eau du barrage de Weija. Cette mesure préventive intervient alors que l'opérateur s'apprête à procéder à un déversement contrôlé pour préserver l'intégrité structurelle de l'ouvrage face à la montée rapide des eaux.
Une opération technique nécessaire pour la sécurité du barrage
Le déversement, programmé pour le mercredi 9 septembre, est une manœuvre technique indispensable pour réguler le niveau du réservoir. Stanley Martey, responsable des relations publiques de la GWL, a précisé que l'opération débutera par l'ouverture d'une seule vanne. Toutefois, l'évolution de la situation reste incertaine : le volume d'eau entrant dans le barrage dictera la nécessité d'ouvrir des vannes supplémentaires, rendant la durée et l'intensité du déversement imprévisibles à ce stade.
L'impératif de protection des populations riveraines
La priorité affichée par les autorités est d'éviter toute perte humaine ou matérielle, en tirant les leçons des inondations dévastatrices survenues ces derniers mois. La GWL insiste sur le fait que les résidents occupant des zones situées entre le barrage et l'estuaire doivent impérativement suivre les directives d'évacuation émises par l'Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO). Malgré ces avertissements répétés, les autorités font face à une certaine résistance de la part de riverains réticents à quitter leurs habitations.
Les risques encourus en cas de maintien sur place
Les autorités ont tenu à souligner la gravité de la situation, rappelant que le refus d'évacuer expose directement les populations à des risques majeurs. En cas de montée incontrôlée des eaux ou de défaillance structurelle, les zones situées sur le tracé du cours d'eau pourraient être submergées, entraînant la destruction totale des biens et mettant en péril la vie des occupants. La GWL appelle à une coopération citoyenne immédiate pour anticiper tout scénario critique et garantir la sécurité des personnes vivant dans ces zones vulnérables.