La Ghana Psychological Association exige une meilleure inclusion des patients dans les politiques de santé mentale

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
La Ghana Psychological Association exige une meilleure inclusion des patients dans les politiques de santé mentale

La Ghana Psychological Association (GPA) appelle à une transformation profonde du système de santé mentale national en intégrant activement les personnes ayant une expérience vécue des troubles psychiques. Cette démarche vise à dépasser le modèle traditionnel de soins pour bâtir des services plus adaptés, empreints de compassion et culturellement pertinents.

Un enjeu de santé publique majeur

L'urgence de cette réforme est soulignée par des données préoccupantes : une enquête nationale révèle que 32,2 % des adultes ghanéens âgés de 18 à 69 ans présentent des signes de dépression probable. Face à ce constat, la GPA insiste sur le fait que l'expertise professionnelle ne suffit plus. À l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, l'organisation a martelé que les patients ne doivent plus être considérés comme de simples bénéficiaires passifs, mais comme des acteurs clés capables d'orienter les politiques, la planification des interventions et l'évaluation de la qualité des soins.

Briser les barrières du stigmate et du coût

L'accès aux soins reste entravé par des obstacles structurels et sociaux persistants. La stigmatisation et la peur du jugement poussent de nombreux citoyens à souffrir en silence, retardant ainsi une prise en charge nécessaire. À cela s'ajoute le poids financier des traitements, qui aggrave la détresse des individus et de leurs familles. La GPA souligne que ces freins empêchent une intervention précoce, pourtant essentielle pour limiter l'impact des troubles psychiques sur la vie quotidienne et la productivité des citoyens.

Vers une approche communautaire et inclusive

Pour la GPA, la solution réside dans une action collective impliquant le gouvernement, les autorités sanitaires, les employeurs, les institutions éducatives et les leaders communautaires. L'objectif est de décentraliser l'offre de soins pour qu'elle soit accessible là où les Ghanéens vivent, étudient et travaillent. En encourageant une parole libérée sur la santé mentale, l'association espère transformer la perception sociale de la thérapie, la présentant non plus comme un signe de faiblesse, mais comme une démarche responsable vers le bien-être. Cette transition vers une co-construction des services, où les voix des usagers guident les décisions, est présentée comme la condition sine qua non pour garantir une prise en charge digne et efficace sur l'ensemble du territoire.

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