La Ghana Association of University Administrators (GAUA) a vivement réagi à la récente directive de la Ghana Tertiary Education Commission (GTEC) imposant la réouverture des universités publiques. Si le syndicat ne conteste pas le pouvoir de régulation de l'organe de tutelle, il dénonce une posture autoritaire qui, selon lui, ignore l'autonomie institutionnelle des établissements d'enseignement supérieur.
Une critique sur la forme et la gouvernance
Le président de la GAUA, le révérend Amoah Karikari, a qualifié le ton de la correspondance officielle de la GTEC d'« inapproprié ». Pour le syndicat, la commission ne doit pas agir comme une autorité de tutelle directe cherchant à piloter à distance les vice-chanceliers et les conseils universitaires. Cette sortie souligne une tension persistante entre les structures de gouvernance interne des universités et les organes de régulation étatiques, le syndicat rappelant que le respect des prérogatives de chaque institution est essentiel au bon fonctionnement du système académique.
Le maintien du mouvement social
Au-delà de la forme, le fond du conflit reste entier. La GAUA a été claire : la directive de réouverture ne signifie pas la fin immédiate de la grève en cours. Le syndicat conditionne la reprise totale des activités académiques à des avancées concrètes sur ses revendications salariales. En particulier, les administrateurs attendent une communication officielle de la Fair Wages and Salaries Commission (FWSC) concernant la prime de marché, un point qui avait fait l'objet d'un accord préalable lors d'une rencontre avec le ministre de l'Éducation.
Les conditions d'une sortie de crise
La position de la GAUA met en lumière les limites des injonctions administratives face à des revendications syndicales structurées. Alors que la GTEC exige une reprise des cours d'ici le lundi suivant la réouverture fixée au vendredi 16 octobre, le syndicat maintient sa ligne de conduite. La résolution de ce blocage dépend désormais de la capacité de la FWSC à honorer les engagements pris lors des négociations tripartites, seul levier identifié par les administrateurs pour suspendre leur mouvement de protestation.