La gestion du barrage de Weija au Ghana dépend des précipitations et non d'un calendrier fixe

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 38 lectures
La gestion du barrage de Weija au Ghana dépend des précipitations et non d'un calendrier fixe

La Ghana Water Limited (GWL) a tenu à clarifier le fonctionnement technique du barrage de Weija, réfutant l'existence d'un calendrier annuel prédéfini pour les opérations de déversement. La fréquence et la durée de ces rejets d'eau sont exclusivement dictées par les volumes d'apports hydriques et les conditions météorologiques.

Une régulation dictée par les niveaux de crue

Le responsable des relations publiques de la GWL, Stanley Martey, a précisé que la décision d'ouvrir les vannes repose sur une surveillance constante des niveaux du réservoir. Le seuil critique déclenchant le déversement varie selon la saisonnalité : lors de la grande saison des pluies, l'opération peut débuter dès que le niveau atteint 44 pieds, tandis que durant la petite saison, une marge légèrement supérieure, fixée à 45 pieds, est tolérée. Ces variations démontrent que la gestion de l'infrastructure est une réponse dynamique aux précipitations et non une procédure automatisée.

La persistance des risques pour les riverains

Cette mise au point intervient dans un contexte de tensions récurrentes concernant l'impact des déversements sur les communautés situées le long du fleuve Densu. La gestion des crues est rendue complexe par l'occupation humaine des zones inondables. Malgré les alertes répétées émises par les autorités, une partie de la population continue de résider dans des secteurs vulnérables, exposant les habitants à des risques accrus lors de chaque opération de régulation du barrage.

Un enjeu de sécurité publique

La persistance de développements immobiliers dans ces zones à risque constitue un défi majeur pour la sécurité civile. Selon la GWL, le maintien de ces occupations illégales ou imprudentes aggrave mécaniquement les conséquences des lâchers d'eau nécessaires à la sécurité structurelle de l'ouvrage. La situation souligne la nécessité d'une meilleure coordination entre la gestion technique des infrastructures hydrauliques et les politiques d'aménagement du territoire pour limiter les dégâts matériels et humains lors des périodes de fortes précipitations.

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