La Délégation générale à l’Entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) traverse une période de turbulences marquée par la fin de contrats de certains agents. Cette situation, qui oppose une lecture administrative des ressources humaines à des enjeux de clientélisme politique, a conduit Moustapha Diakhaté à monter au créneau pour soutenir l'actuel Délégué général, Abdoulaye Niane.
La légitimité de l'orientation stratégique
Pour ses soutiens, la nomination d'Abdoulaye Niane, énarque et fiscaliste, répond à une prérogative présidentielle visant à imprimer une nouvelle vision à l'institution. Ils affirment que les non-reconductions de contrats sont le fruit d'évaluations internes et respectent le cadre légal du droit du travail. L'enjeu pour la nouvelle direction est de pouvoir s'appuyer sur une équipe en phase avec ses objectifs stratégiques, tout en assurant la continuité des missions de service public.
Accusations de deux poids, deux mesures
Moustapha Diakhaté dénonce une instrumentalisation politique de ces départs. Il pointe du doigt des critiques qu'il juge incohérentes, rappelant que la précédente direction, sous Aïda Mbodj, avait également procédé à des recrutements et des nominations de militants, notamment au sein des antennes départementales. Selon lui, les attaques actuelles contre Abdoulaye Niane relèvent d'une stratégie de déstabilisation menée par des responsables de Pastef, occultant les pratiques de gestion passées.
Transparence et critères de financement
Au-delà de la gestion du personnel, le débat s'étend aux mécanismes de financement de la structure. Moustapha Diakhaté appelle à une analyse rigoureuse des aides octroyées sous l'ancienne administration, affirmant que certains fonds auraient été orientés vers une clientèle politique. Il exige que les critères d'attribution soient uniformisés pour toutes les périodes de gestion, afin de garantir l'équité dans l'usage des ressources publiques.
Un enjeu de souveraineté administrative
La DER/FJ demeure un levier économique majeur, ayant mobilisé 202,16 milliards de francs CFA sur la période 2024-2025 au profit de plus de 300 000 bénéficiaires. Alors qu'Abdoulaye Niane a pris ses fonctions le 17 juillet 2026, la polémique souligne la difficulté de concilier les impératifs de confiance politique et les exigences de neutralité de l'administration. Le respect des procédures républicaines reste, pour les observateurs, le point de vigilance essentiel dans cette transition institutionnelle.