La gestion des déchets à Touba face aux défis de l'assainissement urbain après le Magal

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
La gestion des déchets à Touba face aux défis de l'assainissement urbain après le Magal

La gestion des eaux pluviales à Touba se heurte à la prolifération de déchets solides obstruant les réseaux d'assainissement, particulièrement aux abords du marché Ocass et de la Grande mosquée. Cette situation, exacerbée par les récentes précipitations, met en lumière les limites du système de drainage face aux pratiques d'occupation de l'espace public.

L'impact des détritus sur le réseau d'assainissement

Le fonctionnement des infrastructures de drainage est directement compromis par l'accumulation de déchets, notamment des plastiques et des sables, qui bloquent les conduites. Au marché Ocass, les interventions de l'Office national de l'assainissement du Sénégal (ONAS) ont révélé la présence d'objets solides entravant le flux normal des eaux. Moustapha Rahim Wilson, responsable de l'ONAS à Touba, confirme que si le dispositif technique est opérationnel, son efficacité est neutralisée par des facteurs humains, tels que l'installation de tabliers commerciaux au-dessus des canaux qui empêchent tout entretien efficace.

Mobilisation citoyenne et responsabilité des usagers

Face à l'urgence, des initiatives locales comme celle de l'association « Ndawi Serigne Bi » tentent de pallier les carences en procédant au nettoyage manuel des axes critiques, notamment vers Darou Khoudoss. Les acteurs associatifs pointent du doigt le comportement de certains commerçants qui, après le Grand Magal, ont abandonné des détritus sur leurs sites d'activité. Cette problématique de gestion des déchets post-événementiels devient un enjeu récurrent pour la salubrité de la cité religieuse.

Les limites des opérations de maintenance préventive

L'ONAS multiplie les opérations de dégrillage et de désensablement à chaque épisode pluvieux pour maintenir la fluidité du réseau. Toutefois, ces interventions ponctuelles ne suffisent pas à garantir une évacuation pérenne des eaux dans des zones sensibles comme Darou Minane ou les environs de la Grande mosquée. Alors que l'Office affiche un taux d'exécution des travaux pré-hivernage satisfaisant dans d'autres localités sénégalaises, la situation à Touba souligne la nécessité d'une discipline accrue des usagers. L'appel des autorités à la responsabilité collective des habitants et des commerçants est désormais central pour prévenir les inondations liées à l'obstruction des canalisations.

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