Le retour de l'équipe nationale féminine de basket du Sénégal après le Tournoi de qualification olympique (TQO) de Guadalajara tourne à l'épreuve pour quatre joueuses. Bloquées à Mexico, Madjiguène Sène, Dioma Kane, Nogaye Diagne et Sabou Guèye attendent leur rapatriement dans des conditions qui soulèvent de vives interrogations sur l'organisation administrative de la délégation.
Un périple marqué par des failles logistiques
Le calvaire des athlètes a débuté bien avant leur entrée sur le parquet mexicain. Entre des formalités de visa complexes nécessitant des allers-retours entre le Sénégal et le Maroc, et des escales prolongées au Brésil et en Colombie, la préparation a été largement compromise. L'absence de visas adéquats lors du transit brésilien a notamment privé les joueuses de leurs bagages, les laissant sans effets personnels ni produits de première nécessité à leur arrivée à Guadalajara, à la veille de la compétition.
Conditions de préparation et état de santé dégradé
L'accumulation de ces difficultés a eu un impact direct sur la santé physique des internationales. Épuisées par un voyage éprouvant, certaines ont souffert de troubles de santé, incluant vomissements et palpitations, tout en étant privées d'entraînement normal pendant une semaine. À cette fatigue s'est ajoutée une précarité financière, plusieurs joueuses ayant dû avancer des frais de transport ou de bagages, et solliciter des proches pour subvenir à leurs besoins alimentaires de base durant leur séjour.
Tensions internes et questionnements sur l'encadrement
Cette situation de crise survient dans un climat relationnel tendu entre une partie des joueuses et l'encadrement administratif. Une prise de parole publique de la joueuse Dioma « Didi » Kane sur les réseaux sociaux, revendiquant le droit à la liberté d'expression des athlètes, aurait suscité des frictions au sein de la délégation. Si le staff technique semble avoir tenté d'apporter un soutien aux joueuses, la gestion globale du déplacement, marquée par une succession d'imprévus logistiques, place désormais les instances responsables face à leurs manquements dans l'accompagnement des sportives de haut niveau.