Le concept d'économie de 24 heures, souvent associé au débat politique récent au Ghana, trouve en réalité ses origines dans un plan de développement national de 48 ans. Selon le Dr Nii Moi Thompson, président du National Development Planning Committee (NDPC), cette stratégie a été intégrée par le gouvernement du National Democratic Congress (NDC) après avoir été extraite d'une vision prospective plus large qui n'a jamais été pleinement légiférée.
Une origine ancrée dans la planification nationale
Loin d'être une invention née d'une mandature spécifique, l'économie de 24 heures est l'un des rares éléments issus du plan de développement de 48 ans à avoir été concrètement opérationnalisé. Le Dr Thompson souligne que ce plan global, bien qu'il n'ait pas été adopté dans son intégralité par le législateur, a servi de matrice à plusieurs initiatives étatiques. Outre cette dynamique économique, le plan a également inspiré la création du ministère des Sports et des Loisirs, ainsi que le développement de la Ghana Agency for Development Cooperation, visant à renforcer le « soft power » du pays sur la scène internationale.
Le défi de l'intégration des PME
Si la mise en œuvre de l'économie de 24 heures a permis d'attirer des investissements sectoriels significatifs, le Dr Thompson appelle à une réorientation stratégique pour les deux prochaines années. Il insiste sur la nécessité de ne pas limiter les efforts aux seules grandes entreprises, dont le cycle de maturation est plus long. L'enjeu est désormais d'inclure davantage les petites et moyennes entreprises (PME) dans cette dynamique, afin de couvrir l'ensemble du spectre économique national et de ne pas concentrer les ressources sur un segment unique.
Priorité à la qualité de l'emploi
Au-delà de la simple création de postes, le président du NDPC met en lumière une réalité statistique : environ 80 % des nouveaux emplois sont générés par les entreprises déjà existantes. Par conséquent, la politique publique ne doit pas seulement viser la quantité, mais impérativement se concentrer sur l'amélioration de la qualité des emplois actuels. Cette exigence de productivité et de conditions de travail constitue, selon l'expert, le prochain levier indispensable pour pérenniser la croissance et maximiser l'impact social de cette transformation économique sur le long terme.