La garde présidentielle du Niger, appuyée par des forces russes, a repris samedi le contrôle d'une base aérienne stratégique à Niamey, après que des soldats mutins s'en étaient emparés. Des sources diplomatiques et sécuritaires ont confirmé la mort de plusieurs rebelles et le rétablissement de l'autorité du régime militaire.
Intervention russe sur le terrain à Niamey
Selon un diplomate cité par des sources de renseignement, des opérateurs russes ont participé à l'opération qui a permis à la garde présidentielle de reprendre la base aérienne. L'implication directe de la Russie, bien que décrite de façon succincte, indique un soutien militaire concret au gouvernement de transition nigérien, qui s'est emparé du pouvoir après le coup d'État de 2023.
Retournement du contrôle de la base aérienne
Les forces de la garde présidentielle, renforcées par l'appui russe, ont pénétré la base située dans la capitale et ont neutralisé les soldats rebelles qui s'y étaient installés. Deux sources de sécurité ont confirmé que la base était de nouveau sous le contrôle de l'État. Le même diplomate a indiqué que plusieurs des soldats mutins avaient été tués lors des affrontements, sans préciser le nombre exact.
Enjeux pour la stabilité du régime nigérien
La reconquête de cet axe stratégique, essentiel pour la mobilité aérienne et la logistique militaire, renforce la position du régime militaire face à d'éventuelles dissensions internes. Le recours à une aide étrangère, en l'occurrence russe, pourrait toutefois susciter des interrogations au sein de la communauté internationale quant à l'influence grandissante de Moscou en Afrique de l'Ouest. Les observateurs notent que ce type d'intervention pourrait modifier les équilibres géopolitiques régionaux, même si aucune déclaration officielle n'a encore été faite à ce sujet.
Réactions et perspectives
Les informations relayées à l'AFP proviennent de sources diplomatiques et sécuritaires, sans indication d'une réaction immédiate des partenaires occidentaux ou de l'Union africaine. La situation reste volatile, et la capacité du régime à maintenir le contrôle de l'appareil militaire dépendra de la continuité de ce type de soutien et de la gestion des tensions internes. Le suivi de l'évolution de la présence russe au Niger sera donc crucial pour évaluer les implications à moyen terme sur la sécurité du pays et la dynamique politique régionale.