Moins d'un an après sa création, la Gabonaise des Jeux (GDJ) franchit une étape clé de son développement en intégrant l'Association des Loteries d'Afrique (ALA). Cette adhésion, actée lors d'une réunion au Maroc, vise à doter l'opérateur public gabonais d'une expertise continentale pour mieux réguler un secteur longtemps fragmenté.
Une coopération technique pour le monopole public
L'admission de la GDJ au sein de l'ALA, réseau regroupant 19 loteries issues de 17 pays, offre à la société d'État un accès privilégié à des standards internationaux. Selon son directeur général, Roméo Fabrice Nguema Ondo, ce rapprochement doit permettre d'instaurer un cadre de coopération technique solide. Les domaines de collaboration ciblés sont cruciaux pour une structure en phase de structuration : la sécurisation des systèmes de jeu, le renforcement de la gouvernance, la lutte contre le blanchiment de capitaux et la mise en œuvre de politiques de jeu responsable.
Le défi de la formalisation du marché gabonais
Au-delà de la dimension diplomatique et institutionnelle, l'enjeu pour la GDJ reste avant tout domestique. Créée le 30 décembre 2025, l'entreprise détient le monopole d'État sur les loteries, les paris sportifs et les jeux instantanés. Sa mission prioritaire consiste à assainir un marché gabonais historiquement marqué par une forte prédominance de l'informel et une multiplicité d'opérateurs. L'intégration aux instances panafricaines est perçue comme un levier pour mieux contrôler ces activités et assurer que les revenus générés contribuent efficacement aux finances publiques et aux projets sociaux.
Un processus d'intégration en plusieurs étapes
Si le conseil d'administration de l'ALA a validé cette adhésion le 10 septembre dernier, le processus n'est pas encore totalement finalisé. La confirmation définitive de l'entrée de la GDJ au sein de l'organisation est attendue lors de l'assemblée générale prévue en avril 2027. Cette étape sera suivie par l'intégration progressive de la société gabonaise dans les commissions techniques de l'association, ouvrant potentiellement la voie à une participation aux travaux sur les normes sectorielles et au développement de jeux à l'échelle panafricaine.