La fraude aux examens scolaires au Ghana connaît une progression inquiétante selon Africa Education Watch

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 34 lectures
La fraude aux examens scolaires au Ghana connaît une progression inquiétante selon Africa Education Watch

L'organisation Africa Education Watch (Eduwatch) conteste formellement les déclarations gouvernementales suggérant un recul de la fraude aux examens au Ghana. Selon les données compilées par l'ONG, les indicateurs de triche ont au contraire suivi une courbe ascendante préoccupante ces dernières années, remettant en cause l'efficacité des mesures actuelles.

Une hausse statistique constante depuis 2018

Les chiffres présentés par Kofi Asare, directeur exécutif d'Eduwatch, dressent un constat alarmant. Le taux de fraude aux examens, qui s'établissait à environ 0,9 % en 2018, a connu une progression rapide pour atteindre 13,5 % en 2024, avant de grimper à 14,8 % en 2025. Cette tendance contredit les arguments officiels qui s'appuient sur le nombre d'arrestations pour justifier une amélioration de la situation. Pour l'organisation, le volume d'arrestations ne constitue pas un indicateur fiable de la réduction du phénomène, contrairement à la prévalence réelle des actes de fraude.

L'impact sur le certificat d'études de base

Le secteur de l'éducation de base est particulièrement touché par cette dégradation. Les données relatives au Basic Education Certificate Examination (BECE) révèlent une situation critique : le taux de sujets annulés ou de résultats invalidés a plus que doublé en un an, passant de 4,22 % en 2024 à 28,95 % en 2025. Cette recrudescence a des conséquences directes sur les élèves, avec plus de 7 000 candidats ayant vu leurs résultats annulés en raison de pratiques frauduleuses liées à des matières spécifiques.

Vers un changement de paradigme éducatif

Face à ce constat, Eduwatch préconise une refonte de la stratégie de lutte contre la triche. L'ONG souligne que la fraude aux examens doit être traitée comme un défi comportemental et éthique plutôt que comme une simple question de maintien de l'ordre. Selon Kofi Asare, les autorités doivent impérativement se concentrer sur des politiques visant à transformer les attitudes et les comportements au sein du système scolaire. En attendant les données de 2026, l'organisation maintient que les statistiques actuelles ne permettent aucun optimisme quant à une inversion de la tendance.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.