La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a annoncé la tenue du premier sommet « Choose Outre-mer » le 1er octobre à la Banque de France. Cette initiative vise à attirer des investisseurs et à favoriser la création de richesses dans des territoires où l'économie a été, selon la ministre, trop longtemps délaissée.
Une stratégie d'attractivité économique
Inspiré du modèle « Choose France », cet événement ambitionne de mettre en lumière les atouts spécifiques de chaque territoire, tels que le secteur spatial et l'or en Guyane, le nickel en Nouvelle-Calédonie ou encore la biodiversité en Polynésie. Le sommet sera structuré autour de rencontres entre décideurs publics, entreprises et investisseurs. Un fonds à impact public-privé, doté de plusieurs dizaines de millions d'euros, sera également déployé pour soutenir le développement économique local.
Lutte contre le chômage et vie chère
Au-delà de l'investissement, le gouvernement mise sur des mesures concrètes pour l'emploi, notamment par l'organisation de « job datings » en lien avec France Travail et l'Apec, à Paris et dans les cinq préfectures des départements et régions d'outre-mer. La feuille de route ministérielle prévoit également une action sur les délais de paiement des petites entreprises et l'examen, dès janvier, d'un projet de loi visant à lutter contre la vie chère, marquée par des prix alimentaires nettement supérieurs à ceux de l'Hexagone.
Défis structurels et reconstruction
La ministre a souligné que ces mesures ne constituent pas une solution miracle aux difficultés structurelles accumulées depuis des décennies, notamment le chômage persistant chez les jeunes et les femmes. Parallèlement, l'exécutif confirme le maintien des dispositifs de soutien comme la Lodeom, qui allège les cotisations patronales pour compenser les surcoûts liés à l'éloignement. Enfin, l'urgence reste de mise à Mayotte, où la reconstruction post-cyclonique accuse un retard important : malgré le déblocage de 54 millions d'euros, seuls 11,7 % des crédits ont été consommés en 2026, poussant l'État à renforcer les pouvoirs du préfet pour accélérer les chantiers d'infrastructures.