La France et la Slovaquie réussissent à faire retirer un oligarque russe des sanctions européennes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
La France et la Slovaquie réussissent à faire retirer un oligarque russe des sanctions européennes

La France s'est associée à la Slovaquie pour obtenir le retrait de l'homme d'affaires russo-ouzbek Alicher Ousmanov de la liste des sanctions européennes, un mécanisme que l'Ukraine qualifie de « honteux » et « injustifiable ». Le Luxembourg a emboîté le pas en obtenant également le retrait du banquier Mikhaïl Fridman, révélant une tendance inquiétante au sein du bloc européen face aux mesures restrictives contre les proches du Kremlin.

La France et la Slovaquie font front commun contre les sanctions

Lors du renouvellement semestriel des mesures restrictives visant près de 3 000 individus et entités russes, la France a choisi de soutenir la demande de Bratislava pour exclure Alicher Ousmanov de la liste. Ce renouvellement, qui prévoit l'interdiction du territoire européen et le gel des avoirs, est habituellement le théâtre de négociations tendues entre États membres. La Hongrie avait souvent eu recours à son droit de veto pour obtenir le retrait de personnalités, tandis que la Slovaquie menait un bras de fer similaire, cédant généralement au dernier moment. Cette fois, Paris a activement soutenu la demande slovaque, marquant un tournant dans la dynamique habituelle.

Qui est Alicher Ousmanov, l'homme d'affaires au cœur de la controverse

Magnat des métaux, des mines et des télécommunications, Alicher Ousmanov figure au septième rang des fortunes russes. Cet homme d'affaires russo-ouzbek conteste la qualification d'« oligarque » qui pèse sur lui et avait été placé sur la liste des sanctions européennes en raison de ses liens présumés avec le Kremlin. Il cherche à prendre ses distances avec la Russie de Poutine, selon les informations disponibles. Son exclusion de la liste lui permettrait de retrouver une liberté de mouvement et un accès à ses avoirs gelés au sein de l'Union européenne.

Un précédent qui interroge la cohésion européenne face à la Russie

L'alliance entre Paris et Bratislava sur ce dossier pose une question majeure : Emmanuel Macron pourrait-il remplacer Viktor Orbán en tant que trublion de l'Union européenne ? En s'associant à la Slovaquie pour faire lever des sanctions, la France envoie un signal ambigu sur sa posture face au Kremlin et sur sa volonté de préserver l'unité du bloc. L'Ukraine a dénoncé un procédé qu'elle juge injustifiable, soulignant les divisions profondes au sein de l'Europe sur la question des sanctions contre la Russie. Ce type de manœuvre, répété par plusieurs États membres, fragilise la crédibilité des mesures restrictives européennes et complique la réponse collective au conflit.

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